mardi 29 décembre 2009
Petition : Mohamed doit obtenir un visa lui permettant d'être présent pour la naissance de son enfant !
Mohamed, algérien, et Angelina, française, se sont mariés en France en avril 2008. Suite au mariage, Mohamed dépose une demande de titre de séjour qui est rejetée plusieurs mois plus tard avec obligation de quitter le territoire français. Le 5 août 2009, alors qu’Angélina est enceinte de 4 mois, Mohamed est arrêté au domicile conjugal par la police. Conduit au centre de rétention, il est expulsé le lendemain vers l’Algérie.
Le 8 octobre, l’avocate de Mohamed a saisi le consulat de France à Annaba d’une demande de visa. Le 25 novembre, Mohamed a confirmé cette demande en redéposant un dossier auprès des autorités consulaires françaises. A ce jour, aucune réponse n’a été donnée à ces demandes malgré l’imminence de l’accouchement d’Angélina. Le couple vit dans l’angoisse de ne pas pouvoir être réuni pour la naissance de leur enfant prévue dans moins d’un mois.
Nous, signataires de la pétition, nous associons aux Amoureux au ban public pour demander qu’un visa soit délivré à Mohamed dans les meilleurs délais afin qu’il soit présent auprès de son épouse pendant les derniers jours de grossesse et pour la naissance de l’enfant.
Nous dénonçons l’expulsion de Mohamed qui a constitué une violation manifeste du droit au respect de la vie familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Signer la pétition en cliquant sur le lien suivant :
http://placeauxdroits.net/petition2/index.php?petition=28
dimanche 1 novembre 2009
Manuel de l'escorteur
« IV. - CADRE RELATIONNEL
4.1. Relations avec l'étranger escorté
Le respect de la dignité de l'étranger reconduit est un impératif absolu pour les fonctionnaires d'escorte.
Il s'agit de créer et maintenir des conditions psychologiques favorables à l'acceptation de la mesure d'éloignement et à un départ sans difficulté de l'étranger reconduit.
Dans ce cadre, le sentiment d'échec ou de détresse qui l'anime le plus souvent doit toujours être pris en considération afin de prévenir d'éventuels comportements désespérés : oppositions violentes, crises d'hystérie, tentatives d'auto-mutilation...
L'intérêt porté à la personne de l'éloigné peut "désamorcer" certaines tensions patentes. Le soin et l'habileté à mener ces échanges peuvent faciliter la montée dans l'avion du reconduit.
Ainsi, la personne éloignée sera reçue, d'une façon individuelle, par le superviseur ou, le cas échéant, par le chef d'escorte.
Au cours de cet entretien personnalisé avec le reconduit, le fonctionnaire lui précisera les différentes étapes de la mission en lui rappelant l'inéluctabilité de la mesure d'éloignement.
Le ton courtois mais ferme doit favoriser l'adhésion de l'étranger. Les fonctionnaires d'escorte doivent s'efforcer de maintenir la relation de confiance établie avec le reconduit lors de cet entretien. »
Extrait du Manuel de l'escorteur
vendredi 5 juin 2009
Quatre expulsions en sept jours pour des familles du 93
[Reçu par mail ce jour]
« La plupart des Mairies représentées au sein de la « communauté Plaine Commune », dans le 93, sont communistes… Qu’à cela ne tienne, ici comme ailleurs, des familles sont expulsées sans ménagement. Les habitants de l’immeuble du 4 rue Brise Echalas, situé juste en face de la Gare de Saint-Denis, ont pu en faire l’expérience, « rénovation du quartier de la Gare » oblige. L’immeuble ayant été reconnu insalubre, et certains enfants ayant été hospitalisés pour cause de saturnisme, la dizaine de familles résidentes qui était dans l’attente, depuis presque un an, d’une solution de relogement, a obtenu une réponse : l’expulsion de chez eux, sans aucune véritable solution de relogement, si ce n’est – « tout de même » diront-ils – trois à quinze nuits dans des hôtels aux quatre coins du 93. Les flics ont débarqué le mercredi 27 mai dernier pour expulser les 26 habitants et leurs 18 enfants scolarisés dans les écoles du quartier, en jetant poussettes et autres objets par les fenêtres. Refusant les « solutions » proposées par la communauté d’agglomération du 93,les habitants décident de rester ensemble et de se diriger, accompagnées de quelques soutiens,vers le siège de Plaine Commune, afin de réclamer leur droit au logement. Après une nuit passée dans le hall de Plaine Commune, les familles se font de nouveau expulsées, le jeudi 28 mai. Peu de témoins sont présents, les flics se lâchent. Coup de pied dans les poussettes, arrogance et violence, sur fond probable de racisme… Un homme et une femme, enceinte de six mois, sont menottés et placés en garde à vue. Alors qu’ils étaient six sur elle, cette dernière se verra accusée de violence, rébellion, et outrage sur quatre représentants de la force publique. L’enfant du monsieur également embarqué, âgé de trois ans, est emmené à la brigade des mineurs du 93. Sa mère passera le récupérer quelques heures plus tard… Malgré tout, les familles décident de poursuivent le combat et d’installer un campement de fortune devant le siège de Plaine Commune. Malheureusement, les tentes font tâches aux abords du Stade : les familles sont de nouveau délogées, au matin du 29 mai. Après trois jours passés dehors, installées à la lisière de la Cité des Franmoisins à Saint-Denis, les familles se réinstallent devant le siège de « Plaine Co », au matin du mardi 2 juin. L'expulsion par les flics sera une nouvelle fois la réponse de la communauté d'agglomération du 93. Matériel confisqué, banderole arrachée, familles repoussées par les flics plusieurs centaines de mètres plus bas, au bord du canal de Saint-Denis. Cette fois-ci, impossible de récupérer le matériel, et les effets personnels des habitants en lutte. Le bras de fer s’annonce rude, tant Plaine Commune semble prête à tout pour décourager ces personnes qui souhaitent juste vivre dignement, c’est à dire sous un toit. Mais la lutte se construit de manière déterminée...
(Texte rédigé par un soutien des familles en lutte, publié en accord avec celles-ci)
UN RENDEZ-VOUS DE SOUTIEN EST PRÉVU TOUS LES JOURS DE LA SEMAINE, DEVANT LE SIEGE DE PLAINE COMMUNE À PARTIR DE 18H.
Rendez-vous devant le siège de Plaine Commune, situé aux abords du Stade de France, face à la porte E, à côté d’un Décathlon (métro 13, Porte de Paris, ou RER D Stade de France) »
A LIRE AUSSI :
Le Communiqué de Presse du Réseau Solidarité Logement, du 26 mai 2009 (site du NPA Saint-Denis)
vendredi 22 mai 2009
Le collectif "Sauvons Les Riches" se fait jeter du Bristol
[Ils ont tout de même réussi à tenir une dizaine de minutes !]
Sauvons les riches se fait jeter du Bristol
envoyé par rue89. - L'info video en direct.
« Le collectif "Sauvons Les Riches" a occupé le très select restaurant "Le Bristol", dont le menu est à 95 euros et qui est fréquenté par des clients assez aisés [...].
Le collectif a occupé les lieux pendant une dizaine de minutes. Le but : "aller à la rencontre des vrais riches". » (Le Post)
« Un message incompris » selon L'Express...
Y en a des qui comprennent vite, mais à qui il faut expliquer longtemps...
dimanche 8 mars 2009
Rien n'a pu l'empêcher :
(SOURCE : Réseau Education Sans Frontières)
« Karine Mnatchakanian et Vézir Omerinovic ont été expulsés ce matin vers la Bosnie, avec leur bébé.
Mme Lambert, Directrice de la Réglementation à la Préfecture du Doubs,
a vanté, devant une délégation du CDDLE (Collectif de Défense des
Droits et Libertés des Etrangers) "l'humanité" avec laquelle cette
famille avait été reconduite à Sarajevo, puisqu'il existe maintenant
des procédures permettant de ne pas séparer les familles (c'est donc un
cadeau que la préf fait à Karine, qui est arménienne, en l'expulsant
vers Sarajevo, "capitale" de la Fédération de Bosnie, où son compagnon,
Vézir, n'a jamais vécu, puisqu'il est originaire de Prejidor, en
Republica Serpska, l'une des zones les plus meurtries par la guerre...).
La mesure d'éloignement met ainsi fin à la trop grande "précarité dans
laquelle le couple vivait ici" [logé en CADA dans le cadre de la
procédure "hiver", après avoir vécu dans la rue, ndlr], "toutes les
garanties ont été prises pour préserver l'état de santé de Madame"
[enceinte de 6 mois, et qui a dû être transférée à l'hôpital dans la
nuit à cause de violentes douleurs au ventre !]...
Discours écoeurant, pervertissant le sens des mots et des valeurs,
politique odieuse érigée en vertu de "ne pas séparer les familles" !
Pour l'instant, nous n'avons plus de contact avec Karine et Vézir et,
bien sûr, nous ne faisons aucune confiance à ces gens pétris
"d'humanité" qui assurent la main sur le coeur que tout a été préparé
pour qu'ils soient "accueillis" à leur arrivée. Nous savons ce qu'il en
est de la survie des Expulsés à Sarajevo, dans une ville qui n'a rien à
leur donner, où ils sont des parias, où leur vie peut encore être en
danger à cause des nationalismes qui n'en finissent pas de tuer et de
persécuter...
Nous avons la rage.
Le cercle de silence du samedi 14 mars à Besançon (15h, place de la
Révolution) sera dédié à cette famille qui avait commencé à
reconstruire sa vie ici...
Aujourd'hui, de nombreux couples "mixtes" sans-papiers sont menacés
d'arrestation et d'expulsion, de par la seule volonté du pouvoir
politique, administratif, policier, judiciaire... de faire du chiffre,
d'aligner "des têtes".
Déjà la semaine dernière, la Préfecture du Doubs avait tenté de faire
expulser une jeune femme enceinte, qui va être mère d'un enfant
français qui plus est !
Les étrangers sans-papiers ont plus que jamais besoin des réseaux de soutien,
ils sont le maillon le plus fragile de notre société,
aucune loi ne les protège plus de l'arbitraire des potentats locaux et nationaux.
Face au scandale des lois xénophobes et assassines,
peut-on encore continuer à se taire ? »
noelle, resf 25
lundi 16 février 2009
30000 expulsions par an, c'est la honte : mobilisons-nous !
Avis de disparition
envoyé par sos-racisme
jeudi 4 décembre 2008
la directive de la honte !

Message et action urgente :
Il est encore temps de bloquer l'adoption de la directive de la honte !
CherEs amiEs,
Nous venons d'apprendre incidemment que la directive retour - la directive de la honte sur la rétention et l'expulsion des sans-papiers en Europe - est proposée à l'adoption formelle du Conseil des ministres de l'Union européenne lors d'une prochaine réunion le 8 ou le 9 décembre.
Cette procédure, en catimini, ne serait plus qu'une simple «formalité».
L'adoption serait prévue :
- soit
lors du Conseil des ministres «environnement» présidé par M. Borloo.
Etrange conception de l'écologie que d'y inclure l'expulsion des
sans-papiers !
- soit lors du Conseil des ministres «transports»
présidé par M. Bussereau. Démonstration de la volonté de développer les
expulsions collectives par charters ?
- soit lors du Conseil des
ministres «affaires générales» présidé par M. Kouchner. Les Etats
partenaires de l'Union européenne, en Afrique comme en Amérique latine
apprécieront.
Nous vous demandons à tous de vous mobiliser en urgence pour interpeller vos élus et gouvernements respectifs afin que la Présidence française de l'Union européenne renonce à ce projet d'adoption (report de l'ordre du jour et abandon du projet de directive).
MERCI de diffuser en urgence ce message et le communiqué ci-dessous à tous vos réseaux !
> Communiqué de presse
> Press release
Les initiateurs de la campagne contre la directive de la honte :
Anafé, APDHA, Arci, ATFM, La Cimade, Gisti, IPAM, LDH-Belgique, Migreurop, Statewatch
dimanche 10 août 2008
Une famille kosovare expulsée en minicharter, par Matthieu ECOIFFIER
SOURCE : Libération
"Arrêtée
jeudi à 6 h 30 à Pau, la famille Sylejmani a atterri dès 14 h 30 à
Pristina au Kosovo. Le préfet des Pyrénées-Atlantiques a eu recours à
un petit avion d’une dizaine de places pour «reconduire à la frontière»
Kirimane la mère, Afrim, le père, Alma, 10 ans, et Drenusha, 8 ans,
leurs filles, et Albin, 5 ans, le petit dernier.
Albanais du Kosovo, les Sylejmani ont fui leur pays au printemps
2007 par crainte d’être inquiétés : le père avait refusé de s’engager
dans la guerre civile aux côtés de l’UCK, actuellement au pouvoir.
C’est devant le centre de rétention de Hendaye, où ils les croyaient
retenus, que leurs amis de RESF 64 et une poignée d’élus qui les ont
parrainés le 4 juillet ont appris leur expulsion. Par un coup de fil de
la mère, dont le témoignage faisait la une vendredi de la République des Pyrénées : «Ici, j’ai peur. Nous ne sommes pas en sécurité avec nos enfants. Dans deux ou trois jours, nous devons partir du Kosovo.»
«On ne s’attendait pas à ce qu’ils soient directement renvoyés à
Pristina ! C’est une famille bien intégrée. Le père a une promesse
d’embauche dans le bâtiment et les trois gamins sont scolarisés. Albin,
dont je suis le parrain, a vu son père menotté pendant tout le vol», s’indigne Olivier Dartigolles, élu palois et porte-parole du PCF. Et il dénonce «une
opération commando et une débauche de moyens. Deux parents, trois
enfants et cinq policiers dans un avion c’est la France, ça ?»
«C’est un minicharter, spécialement affrété pour eux, une honte», dénonce Fred Espagnac, conseillère municipale socialiste à Pau et collaboratrice de François Hollande.
Ce «coup d’éclat» fait suite à un bras de fer entre les élus de
gauche, le Réseau éducation sans frontières (RESF) et le nouveau préfet
Philippe Rey (1). Réputé «sarkozyste de choc», selon un élu, il «vient
d’être nommé dans les Pyrénées-Atlantiques après avoir suscité une
levée de boucliers des élus de tout bord en Bretagne. C’est sa deuxième
expulsion en un mois. Il a été vexé parce que la première a échoué. On
a fait libérer les Kuka pour non-respect des procédures» , explique un élu. Cette fois, le préfet a décidé de les prendre de vitesse en zappant l’escale dans le centre de rétention.
Leur demande d’asile ayant été rejetée en appel, les Sylejmani
devaient se présenter le 25 septembre pour un réexamen de leur cas
devant l’Office français des réfugiés et apatrides (Ofpra). «Ce recours n’est pas suspensif de la mesure d’éloignement, précisait-on à la préfecture. La règle c’est le départ tout de suite. Et le placement en rétention l’exception.»
(1) En vacances depuis début août, le préfet a refusé de répondre à nos questions."
samedi 26 avril 2008
Concert de solidarité : Contre la machine à expulser
La Coordination des Intermittents et Précaires d'Ile de France organise ce soir, samedi 26 avril, un concert de solidarité "Avec les enfermé-e-s et les inculpé-e-s, contre la machine à expulser".
Ça commence à 19 heures, et c'est au 14-16 Quai de la Charente, à Paris 19ème (M° Corentin Cariou). Voir le plan.
LIRE L'ARTICLE SUR LE SITE DE LA CIP-IdF
lundi 14 avril 2008
Un journaliste algérien menacé d'expulsion
Communiqué : Le SNJ-CGT demande la protection de la France
pour un journaliste algérien menacé d’expulsion :
"Monsieur Abderrhamane HAKKAR, journaliste algérien, et son fils ,
majeur, ont été arrêtés au Puy-en-Velay (Haute-Loire). Ils sont
actuellement en rétention administrative au CRA de Mesnil-Amelot (Seine
et Marne) depuis le 12 avril 2008.
Monsieur HAKKAR, qui écrit dans un journal indépendant algérien
sous un pseudonyme, a été contraint à l’exil pour avoir défendu les
droits de l’homme dans son pays par voie de presse. Réfugié en France
depuis 2004, il a été débouté du droit d’asile. Les positions qu’il a
prises permettent de penser que c’est la mort qui l’attend s’il est
expulsé en Algérie.
Pour que sa vie et celle de son fils soient préservées, le SNJ-CGT
demande avec la plus grande vigueur que lui soient accordés la
protection de la France et un droit au séjour sur le territoire
national."
Montreuil le 14 avril 2008
SOURCE : L'Humanité



