mercredi 27 août 2008
Au 117ème jour d'occupation, problèmes d'approvisionnement à la Bourse du Travail (Paris)
Appel aux soutiens pour apporter de l’aide matérielle aux occupants de la Bourse du travail, rue Charlot. Il y a des centaines de personnes – hommes, femmes et enfants – qui manquent y compris de nourriture, ces jours-ci où nombre de soutiens sont en vacances...
Après 100 jours d’occupation de la Bourse du travail, les centaines d’occupants toujours présents en ce mois d’août manquent de tout.
Il reste quelques sacs de riz, mais il n’y a même plus de quoi y ajouter des condiments.
Il semblerait que les départs en vacances de nombreux soutiens auraient provoqué ce sérieux problème d’approvisionnement.
L’argent collecté à la manifestation d’aujourd’hui ne suffit pas pour assurer l’intendance dans les jours qui viennent.
Il faut d’urgence se mobiliser pour apporter tout ce qui pourrait manquer.
Tous les soutiens encore présents sont invités à apporter ce qu’ils peuvent, 85 rue Charlot, métro République. Merci d’avance.
SOURCE : Le Quotidien des Sans-Papiers
Appel également relayé par le blog TORAPAMAVOA
mardi 26 août 2008
La Sécu sans pitié avec un sans-papiers
SOURCE : Libération
Info relayée sur le blog Un Nain Pour Président
«La caisse primaire d’assurance-maladie (CPAM) de Paris vient d’assigner l’un de ses assurés devant les tribunaux au motif que ce dernier était dépourvu de papiers en règle. S’appuyant sur ce constat, la CPAM lui réclame le remboursement de «prestations en nature d’un montant de 475,92 euros». Seulement voilà : durant ses sept années de présence sur le sol français, Abdul, le ressortissant mauritanien incriminé, a toujours payé rubis sur l’ongle ses cotisations maladie. Abdul est arrivé en France en mars 2001. Depuis lors, il travaille sans discontinuer et multiplie les contrats d’intérim. Il satisfait son agence d’intérim au point que cette dernière l’en félicite par écrit. Il paye des impôts et cotise donc à la Sécurité sociale. Pour pouvoir résider et travailler en France - et accessoirement ne pas retourner en Mauritanie - Abdul reconnaît avoir produit de faux papiers. Logiquement, et malgré l’insistance de l’agence d’intérim qui produit une promesse de «mission d’intérim de très longue durée» afin d’obtenir sa régularisation, la préfecture de l’Essonne lui signifie, par un courrier daté du 6 février 2008, qu’il tombe sous le coup d’un arrêté de reconduite à la frontière et l’invite à «quitter le territoire français par (ses) propres moyens». L’action menée par la CPAM révolte l’association Sos soutien aux sans-papiers qui suit le dossier d’Abdul. «Mais ce qui n’est pas mentionné dans cette procédure pénale crapuleuse, c’est bien le montant touché par la CPAM pendant sept années, s’étrangle Solange Odiot, militante de l’association. Ils ont bel et bien encaissé ses cotisations comme celles de milliers de travailleurs sans papiers. Alors un remboursement, pourquoi pas, mais ce sera remboursement contre remboursement !» La CPAM de Paris se défend : «On a droit à la Sécu si on est en règle. Dans le cas contraire, il existe l’aide médicale d’Etat, il suffit d’en faire la demande.» Mais elle concède, sans rire : «Ce ne serait pas illogique que l’assuré réclame le remboursement de ses cotisations.» Ce qui signifierait que les travailleurs sans papiers sous le coup d’un arrêté de reconduite à la frontière pourraient réclamer le remboursement de leurs cotisations Sécu. Une paille.»
dimanche 24 août 2008
"Plus sombre est la nuit, plus proche est le réveil"
Vu sur le blog Je voudrais vivre libre et égale.
samedi 23 août 2008
Une banderole pro-tibétaine déployée : quatre personnes interpellées, dont trois journalistes
SOURCE : Yahoo Actualités (AFP)
«Trois photo-reporters, dont un de l'AFP, ont été interpellés samedi
matin alors qu'ils photographiaient une banderole pro-tibétaine
déployée à proximité de l'ambassade de Chine à Paris, puis relâchés à
la mi-journée, a-t-on appris auprès de l'un d'eux et de la police.
Une quatrième personne, soupçonnée d'avoir déployé la banderole, a
également été interpellée avant d'être relâchée, selon le photographe
de l'AFP, Olivier Laban-Mattei, et la police.
Des manifestants pro-tibétains avaient déployé la banderole sur
laquelle était inscrit "China lies - Tibetans die" (La Chine ment, les
Tibétains meurent), sur le toit d'un immeuble adjacent à celui de
l'ambassade de Chine. Deux ou trois d'entre eux, appartenant au
collectif "Re-action citoyenne", l'ont ensuite accrochée à une cheminée
de l'ambassade. Des policiers, en faction dans la rue, sont montés sur
le toit et l'ont décrochée.
Le photographe de l'AFP a précisé qu'il avait été interpellé en
compagnie d'un confrère de l'agence Reuters et d'un photographe
indépendant vers 10H30, que la police avait procédé à un contrôle
d'identité pendant une heure sur place et saisi leurs appareils photo,
puis leurs téléphones portables avant de procéder à une "fouille
corporelle musclée".»
VOIR EGALEMENT :
Article sur le site du Matin.ch
Article sur le site de La Tribune de Genève
vendredi 22 août 2008
Des bébés placés sous surveillance électronique
SOURCE : La Croix
"Nouveau-nés, malades d'Alzheimer, patients
sortants du coma..., le bracelet électronique rassure les proches de
personnes vulnérables. Mais son utilisation soulève de nombreuses
questions éthiques et suscite la réserve des défenseurs des libertés
individuelles. Reportage dans une maternité qui compte parmi la dizaine
d'établissements à avoir adopté ce dispositif.
Chambres donnant sur un écrin de verdure, personnel aux petits soins,
papas accueillis en demi-pension les jours suivant l’accouchement :
tout respire la sérénité dans la petite maternité de Givors.
L’établissement pourrait passer pour l’un des plus bucoliques de
l’Hexagone, si les nourrissons n’y étaient placés dès la naissance sous
surveillance électronique.
Dans cette maternité jusqu’ici sans
histoire, la géolocalisation des nouveau-nés a fait son entrée il y a
tout juste un an. Équipés d’un bracelet électronique, les bébés peuvent
être localisés à tout instant par le personnel soignant. Dès qu’un
nourrisson s’éloigne du périmètre de la maternité, l’ordinateur central
déclenche une alarme."
jeudi 21 août 2008
Quand Sarkozy, fier de lui, s'essaye à l'humour noir
C'est passé au journal de 20 heures, sur France 2.
Sarkozy, comme toujours très suffisant et content de lui, s'adresse aux militaires après la mort de 10 soldats en Afghanistan.
Merci à Gitana qui, dans un commentaire sur un billet du Charançon Libéré qui n'a strictement aucun rapport (mais qui est très bien), a attiré l'attention sur cette n-ième maladresse du Président (le terme est un peu faible, j'en conviens, mais je suis un peu fatiguée).
lundi 11 août 2008
Quand la traque aux sans-papiers sombre dans le cynisme absolu...
SOURCE : LibéOrléans
Sans-papiers, ils construisaient… un nouveau
centre de rétention. Pour le compte de l’Etat. Trois clandestins
employés sur un chantier qui dépend du ministère de la Défense
travaillaient à l’extension du centre de rétention administrative du
Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne) quand ils ont été interpellés lundi dernier. Ils se sont ensuite retrouvés à quelques mètres de là… de l’autre côté de la barrière.
«Ils ont tous été conduits au centre de rétention», confirme un policier à Libération. Il
parle également d’un quatrième homme, arrêté jeudi. Hier, le ministère
de l’Immigration n’en comptabilisait que trois. Deux d’entre eux, de
nationalité turque, ont été placés en rétention au Mesnil-Amelot, situé
au pied des pistes de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. L’un a été
libéré par le juge des libertés mercredi. L’autre se trouve encore en
rétention : ltikat Tuma, un Turc de 35 ans employé par Intérim Alpha,
une agence d’intérim du Loiret. Il confirme depuis le Mesnil-Amelot : «Je
suis en France depuis deux ans et demi. J’ai été embauché par cette
agence d’intérim pour venir travailler sur l’extension du centre de
rétention.» LIRE LA SUITE
A lire également :
"Des travailleurs clandestins arrêtés sur le chantier d'un centre de rétention" (LibéOrléans)
"Derrière Brice Hortefeux, ça pousse : petit palmarès des talents en devenir" (Article XI)
dimanche 10 août 2008
Une famille kosovare expulsée en minicharter, par Matthieu ECOIFFIER
SOURCE : Libération
"Arrêtée
jeudi à 6 h 30 à Pau, la famille Sylejmani a atterri dès 14 h 30 à
Pristina au Kosovo. Le préfet des Pyrénées-Atlantiques a eu recours à
un petit avion d’une dizaine de places pour «reconduire à la frontière»
Kirimane la mère, Afrim, le père, Alma, 10 ans, et Drenusha, 8 ans,
leurs filles, et Albin, 5 ans, le petit dernier.
Albanais du Kosovo, les Sylejmani ont fui leur pays au printemps
2007 par crainte d’être inquiétés : le père avait refusé de s’engager
dans la guerre civile aux côtés de l’UCK, actuellement au pouvoir.
C’est devant le centre de rétention de Hendaye, où ils les croyaient
retenus, que leurs amis de RESF 64 et une poignée d’élus qui les ont
parrainés le 4 juillet ont appris leur expulsion. Par un coup de fil de
la mère, dont le témoignage faisait la une vendredi de la République des Pyrénées : «Ici, j’ai peur. Nous ne sommes pas en sécurité avec nos enfants. Dans deux ou trois jours, nous devons partir du Kosovo.»
«On ne s’attendait pas à ce qu’ils soient directement renvoyés à
Pristina ! C’est une famille bien intégrée. Le père a une promesse
d’embauche dans le bâtiment et les trois gamins sont scolarisés. Albin,
dont je suis le parrain, a vu son père menotté pendant tout le vol», s’indigne Olivier Dartigolles, élu palois et porte-parole du PCF. Et il dénonce «une
opération commando et une débauche de moyens. Deux parents, trois
enfants et cinq policiers dans un avion c’est la France, ça ?»
«C’est un minicharter, spécialement affrété pour eux, une honte», dénonce Fred Espagnac, conseillère municipale socialiste à Pau et collaboratrice de François Hollande.
Ce «coup d’éclat» fait suite à un bras de fer entre les élus de
gauche, le Réseau éducation sans frontières (RESF) et le nouveau préfet
Philippe Rey (1). Réputé «sarkozyste de choc», selon un élu, il «vient
d’être nommé dans les Pyrénées-Atlantiques après avoir suscité une
levée de boucliers des élus de tout bord en Bretagne. C’est sa deuxième
expulsion en un mois. Il a été vexé parce que la première a échoué. On
a fait libérer les Kuka pour non-respect des procédures» , explique un élu. Cette fois, le préfet a décidé de les prendre de vitesse en zappant l’escale dans le centre de rétention.
Leur demande d’asile ayant été rejetée en appel, les Sylejmani
devaient se présenter le 25 septembre pour un réexamen de leur cas
devant l’Office français des réfugiés et apatrides (Ofpra). «Ce recours n’est pas suspensif de la mesure d’éloignement, précisait-on à la préfecture. La règle c’est le départ tout de suite. Et le placement en rétention l’exception.»
(1) En vacances depuis début août, le préfet a refusé de répondre à nos questions."
vendredi 8 août 2008
Chronique d'une rafle ordinaire
SOURCE : A l'école des sans-papiers
«Le ciel est gris sur Pau en cette aube du jeudi 7 août. La famille Sylejmani, qui a dû fuir le Kosovo en mars 2007, a passé la soirée avec des amis albanophones. Elle est convoquée le 25 septembre devant la commission nationale du droit d'asile, à Montreuil. Afrim et Kirimane espèrent y obtenir l'asile. Anisa, 10 ans, la fille de leurs amis, qui s'était endormie, est restée dormir chez eux.
Anisa, son petit frère et ses parents viennent de passer plusieurs
jours au centre de rétention administrative d'Hendaye avant d'être
délivrés par un jugement du tribunal d'appel de Pau. Le frère et la
sœur ont été les premiers enfants à y être enfermés. Gajik, le petit
frère, y a «fêté» ses 5 ans...
Les parents restent traumatisés par
leur arrestation à l'aube et leur séjour à Hendaye. Ils sont contents
que leur fille dorme ailleurs que chez eux.
6 heures. Des coups violents retentissent à la porte du logement de la famille Sylejmani. «Police, ouvrez!»
Ils n'ouvrent pas et appellent une amie de leur comité de soutien au téléphone. Ils sont terrorisés.
Le
temps que leur amie arrive et ait prévenu les militants de RESF 64, un
serrurier appelé par la police a ouvert la porte et elle voit la
police, nombreuse, embarquer six personnes ! Deux adultes et quatre
enfants. Parmi eux, Alma, 10 ans, Drenusha, 8 ans et Albin, 5 ans dans
quelques jours, élèves de l'école Gaston-Phoebus de Pau. Qui est la
quatrième enfant ?
8 heures. Les militants de RESF 64 se présentent
devant le siège de la police aux frontières, à Billère, dans la
banlieue de Pau, accompagnés du maire de la ville qui a participé, le 4
juillet, à la mairie de Pau, à la cérémonie de parrainage d'enfants de
familles étrangères en situation irrégulière.
On leur dit que la
famille n'est pas là. Les recherches commencent dans les centres de
rétention d'Hendaye et Cornebarrieu. Elles restent vaines. L'avocat,
prévenu, n'en sait pas davantage.
11 heures. La famille de la petite fille embarquée avec la famille Sylejmani est terrorisée. Elle se demande ce que va devenir leur enfant. Des négociations s'engagent avec l'aide de Joseph Gatelier, prêtre de la paroisse du Hameau à Pau. Il est convenu qu'il peut venir récupérer l'enfant à Billère. Bien qu'effrayée à l'idée de retrouver les locaux où sa famille a été gardée à vue avant d'être expédiée à Hendaye, la mère l'accompagne et retrouve sa petite fille.
11 heures. Au moment même où la PAF et la préfecture disent ne rien savoir de qui se passe, la famille Sylejmani est embarquée dans un petit avion, accompagnée de cinq policiers (!), directement vers Pristina. Qui parle de déficit budgétaire ? Afrim garde les mains liées pendant tout le voyage, comme s'il avait pu s'évader de ce petit avion !
12 heures. Un fonctionnaire de ce qui a été les renseignements généraux appelle une militante de RESF 64 pour lui demander s'il y avait «un risque de manifestation» devant la préfecture. La camarade apprend ainsi incidemment que la famille est en voie d'expulsion.
16 heures.
La mère de famille, Kirimane, appelle une amie du comité de soutien et
lui annonce qu'ils viennent de débarquer à Pristina, au Kosovo.
17 heures.
Toute la presse locale, écrite, radio et télé assiste à la conférence
de presse donnée à la mairie de Billère par le comité de soutien, RESF
64 et les élus qui ont parrainé les enfants le 4 juillet. Parmi eux, le
maire de Billère, la maire de Pau, le conseiller municipal communiste
de la maire de Pau, par ailleurs second de Marie-Georges Buffet, la
conseillère générale du canton de Pau-sud.
L'indignation devant les conséquences de cette politique du chiffre et le mépris de la volonté d'intégration de cette famille, son désir de travailler et de faire étudier ses enfants, est le sentiment dominant ce 7 août au soir à Pau. Plus une volonté confirmée de tenter de continuer à venir en aide à cette famille et à renforcer la vigilance pour les autres familles menacées. Peut-on s'habituer à un «ordinaire» inacceptable?
• Jean-Jacques Le Masson (RESF-64) •»
RSF interdit de manifester à Paris
Aujourd'hui, vendredi 8 août, c'est le grand jour : le jour de la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Pékin.
Pour l'occasion, Reporters Sans Frontières appelle à manifester devant les ambassades de Chine à Washington, Stockholm, Londres, Madrid, Berlin et... Paris.
Sauf que...
"Le 6 août dans la soirée, deux agents de la
police judiciaire se sont rendus dans les locaux de Reporters sans
frontières, à Paris, pour notifier les responsables de l’organisation
de l’existence de deux arrêtés préfectoraux portant interdiction de
manifester sur la voie publique. Les deux documents précisent qu’en
raison des « rassemblements organisés lors du passage de la flamme
olympique à Paris le 7 avril dernier » qui ont « donné lieu à des
débordements violents », « tout rassemblement de personnes envisagé les
jeudi 7 et vendredi 8 août 2008 entre 7 heures et minuit est interdit »
dans un périmètre fixé autour de l’ambassade et du consulat de Chine.
Les arrêtés évoquent également le fait que « le
but de ces manifestations peut être ressenti, par une partie de la
population locale, comme une provocation susceptible d’engendrer des
réactions hostiles de nature à créer des troubles graves à l’ordre
public »."
(source : le site de RSF)
RSF a déposé un requête de suspension devant le tribunal compétent, et appelle à manifester malgré l'interdiction préfectorale.
VOIR L'INTERVIEW DE ROBERT MENARD (VIDEO AFP)
SUR LE SITE DU NOUVEL OBS
MISE A JOUR (le 8 août, à 14h10)
La justice française a suspendu aujourd'hui une décision de police qui interdisait toute manifestation autour de l'ambassade de Chine à Paris à l'occasion de l'ouverture des Jeux Olympiques de Pékin. (source : Le Figaro)



