jeudi 31 janvier 2008
Nos enfants sont fichés, ne nous en fichons pas
Communiqué et pétition nationale à l'initiative de la LDH signée par plusieurs organisations
Depuis quelques années, le nombre de fichiers informatiques est en constante augmentation dans notre pays. L’Education nationale n’a pas échappé à cette évolution dangereuse pour les libertés publiques notamment avec l’expérimentation de « base élèves » dans les écoles maternelles et primaires et l’évolution parallèle du fichier SCONET dans le secondaire.
Dans ces fichiers sont recueillies des données sensibles qui posent des problèmes liés à la protection de la vie privée d’autant plus que certains champs peuvent être accessibles aux maires, compte tenu de l’accroissement de leurs prérogatives par la loi dite « prévention de la délinquance ».
Agissant au sein de divers collectifs locaux, de nombreux citoyens se sont déjà inquiétés des utilisations possibles de ces outils informatiques.
A l’initiative de la Ligue des droits de l’Homme, un certain nombre d’organisations (ATMF, CEMEA, CGT, CGT Insee, CGT-PJJ, Confédération syndicale des familles (CSF), CREIS, Droit Solidarité, FERC-CGT, FSU, IRIS, Ligue de l’enseignement, Ligue des droits de l’Homme, Peuple et Culture, SNES, SNUIpp, Sud Education, Sundep-Solidaires, Syndicat national des médecins de PMI, Syndicat de la Magistrature , SNUAS-FP-FSU, Union Syndicale Solidaires, UNSEN CGT) lancent une pétition nationale pour demander l’arrêt de l’expérimentation « base élèves » et la remise à plat de l’ensemble des dispositifs informatiques existants contenant des données relatives aux enfants afin que soient assurées les garanties nécessaires notamment aux parents et aux enseignants en termes de protection des libertés publiques.
samedi 26 janvier 2008
Lettre ouverte au Président de la République
Monsieur le président,
Je porte à votre attention une affaire qui touche à l’honneur de notre nation.
M Fanatsiha, sa compagne Mme Randrianirina et leur fils de 4 ans Scotty scolarisé dans notre école républicaine, sont menacés d’expulsion de notre territoire.
M Fanatsiha, légionnaire de 2002 à 2007, combattant de la liberté, qui a risqué sa vie pour défendre nos intérêts , titulaire d’un Titre de reconnaissance de la nation pour son comportement exemplaire au sein de l’opération Licorne en Côte d’Ivoire, ne peut être raisonnablement en situation d’expulsion de notre pays sans que notre honneur n’en soit sali, ni sans qu’il y ait un manquement à vos devoirs, en l’occurrence celui de préserver l’honneur de notre République.
Cette décision de Monsieur le Préfet du Gard est en contradiction avec nos valeurs républicaines.
Cette décision constituerait un préjudice majeur pour le petit Scotty, déjà fortement perturbé par cette situation.
Notre institution scolaire n’a pas comme valeur de mettre en danger un enfant qui est né en France et ne connaît que notre pays.
Je fais bien sûr appel à l’humanisme cher à nos penseurs des Lumières, qui nous dicte le respect que nous devons à autrui, quelle que soit son origine. Cette famille n’a pas le droit d’être expulsée. Sa réussite d’intégration par le mérite, que votre prédécesseur a officialisé, ainsi que par le travail, la participation à notre économie et à notre recherche, (Mme Randrianirina a dû abandonner son DESS faute de renouvellement de titre de séjour), et leurs relations fortement entretenues avec nos concitoyens en est une preuve.
J’accuse ceux qui ont eu en charge ce dossier d’avoir fait preuve d’incompétence ou de manque d’humanité.
J’accuse ceux qui ont en charge les milliers de dossiers qui auraient mérité un examen minutieux des mêmes méfaits.
J’accuse enfin ceux qui ne verraient dans ces situations que des affaires comptables, d’être dénués de notre cher humanisme.
Étant certain de l’intérêt que vous portez à l’honneur de notre pays, et aux chances d’avenir des enfants scolarisés dans nos écoles républicaine, je ne doute pas qu’une solution pourra être trouvée rapidement.
En tant que Président du Conseil Local FCPE de l’école du petit Scotty, je vous assure de l’intégration exemplaire de cette famille, ainsi que du soutien indéfectible de toute notre école à cette famille.
Ne pouvant imaginer que vous êtes le Président qui mettrait en danger les valeurs de votre pays, ou qui pourrait pousser un grand nombre de citoyens à se mettre en position de désobéissance civile, manquant à ses devoirs, et s’exposant ainsi à une demande de destitution prévue par l’article 68 de notre constitution, je reste persuadé de votre sagesse.
Étant tous concernés par cette sordide affaire, puissiez-vous mettre fin à cette situation ubuesque.
Petit-fils d’un maquisard du Plateau des Glières sous les ordres du Lieutenant Tom Morel dont vous avez honoré la mémoire et d’un sous-officier des Forces Françaises Libres qui a libéré notre pays, je serai personnellement déshonoré. Aurais-je pu penser qu’un jour je serai en situation d’avoir honte
Je vous adresse donc respectueusement cette requête à laquelle je suis certain que vous ne serez pas insensible.
Un citoyen qui ne doute pas de votre humanité,
Avec humilité et respect,
Ludovic Bourely, Président du Conseil Local FCPE de l’École maternelle Jean-Jacques Rousseau à Nîmes Signez la pétition en ligne:
http://www.lapetition.com/sign1.cfm?numero=1513
mercredi 23 janvier 2008
Traité Européen : pour un référendum
Traité européen: Pour un référendum
Non au déni de démocratie!
Le CNR appelle à un grand rassemblement populaire
Samedi 2 février à 14h30
Lundi
4 février, le Congrès des parlementaires se réunit à Versailles pour
voter la modification de Constitution nécessaire à la ratification du
nouveau traité européen. Ce traité s'inscrit dans la suite du Traité
constitutionnel rejeté par une majorité en France et aux Pays-bas, par
référendum.
Nicolas Sarkozy veut contourner le vote populaire et
refuse le référendum. S'il persiste dans son refus de donner la parole
au peuple sur un texte qui engage l'avenir du pays, les députés et
sénateurs peuvent l'y contraindre , si 2/5 d'entre eux cotent contre la
révision de la Constitution, le 4 février, à Versailles. Et cela,
quelle que soit leur positon sur le traité.
Dans la diversité de nos opinions, nous appelons en urgence à nous retrouver ensemble, tous ensemble, le 2 février, pour empêcher ce déni de démocratie et exiger la tenue d'un référendum !
Halle Carpentier - 81 boulevard Massena
Paris 13° (M° Porte d'Ivry)
SOURCE : nousvoulonsunreferendum.eu
(Un grand merci à Iyhel pour les infos)
lundi 21 janvier 2008
Appel contre la rétention de sûreté : la mobilisation continue
L'appel lancé fin décembre contre le projet de loi de rétention
de sûreté par le Syndicat de la Magistrature, le SNEPAP-FSU et le
GENEPI a recueilli aujourd'hui plus de 6000 signatures de particuliers et cinquante organisations syndicales, associatives, politiques s'y sont associées (www.contrelaretentiondesurete.fr). Le 9 janvier 2008, le texte, amendé et durci, a été adopté à l'Assemblée Nationale (élargissement de son champ d'application et rétroactivité de ses effets.). Le projet sera discuté devant le Sénat à partir du 30 janvier.
La mobilisation doit plus que jamais rester soutenue. Nous vous proposons donc de participer à plusieurs événements pour continuer
à manifester votre opposition à ce projet de loi.
- A l'occasion de la contre-rentrée judiciaire organisée par la section régionale du Syndicat de la Magistrature de la Cour d'Appel
de Paris, un forum public est organisé sur le thème "Rétention de
sûreté : politique de civilisation?" en la présence de Robert Badinter, le mercredi 23 janvier 2008 à 17h30, salle des criées du Tribunal de Grande Instance de Paris, 4 boulevard du Palais, 75005 Paris (Métro Cité). Vous êtes tous invités à y animer les débats.
- Le mercredi 30 janvier 2008, le jour de la lecture du projet de
loi devant le Sénat, une conférence de presse sera organisée à 11
heures à la Maison des Initiatives Etudiantes (50 rue des Tournelles, 75003 Paris - métro Bastille). Toutes les organisations signataires de l'appel sont appelées à y participer. A l'issue de la conférence
de presse, un grand rassemblement pour diffuser des informations et nos positions sur la question de la rétention de sûreté aura lieu à
14 heures sur la place de la Sorbonne (5ème arrondissement). Venez nombreux si vous souhaitez manifester votre inquiétude face au
nouveau projet de société annoncé par ce texte. Des conférences de
presses locales auront lieu dans plusieurs villes de France.
Le Syndicat de la Magistrature, le SNEPAP-FSU et le GENEPI
lundi 14 janvier 2008
Inauguration du site de l'Observ.I.X
L’observatoire de l’institutionnalisation de la xénophobie (Observ.i.x) est un collectif de recherches en sciences de l’humain et de la société créé après l’apparition en France du ministère de l’immigration et de l’identité nationale. Cet observatoire fonctionne comme un laboratoire de sciences humaines et sociales, avec pour finalité principale, de favoriser l’autonomie de la production intellectuelle, des savoirs scientifiques et de leur diffusion dans un secteur de recherche dont les institutions publiques et les politiques de la recherche ne favorisent ni le développement, ni l’autonomie.
A titre de définition préalable nous entendons par « xénophobie », l’ensemble des discours et des actes tendant à désigner l’étranger comme un problème, un risque ou une menace pour la société d’accueil et à le tenir à l’écart de cette société, que l’étranger soit au loin et susceptible de venir, ou déjà arrivé dans ce pays ou encore depuis longtemps installé. Le domaine d’observation inclut l’ensemble des phénomènes qui participent à l’érosion des perceptions humanistes de l’altérité et à la stigmatisation de l’étranger comme problème, risque ou menace dans le fonctionnement ordinaire d’autorités instituées (ministérielles, administratives, judiciaires, médiatiques, scientifiques, intellectuelles, scolaires, économiques, partisanes, associatives...) ainsi que le développement de la xénophobie dans la population sous l’effet des discours et des actes de ces autorités.
LIEN VERS LES AXES D'ETUDE (Bonne lecture !)
dimanche 13 janvier 2008
Laïcité : l’école et les enfants d’abord !
Source du texte: Histoires de Mémoire
Le mardi 15 janvier 2008 à 19h à la mairie du 20ème arrondissement
salle des mariages 6, place Gambetta 75020 Paris Métro : Gambetta (ligne 3) Avec le soutien des Entretiens laïques du XXème Réservation obligatoire auprès de Frédéric : 01.45.08.08.08 Laïcité : l’école et les enfants d’abord !
En mai dernier, la Haute Autorité de lutte contre les
discriminations et pour l’égalité (Halde) a donné raison à des mères
d’élèves qui s’étaient vu refuser la possibilité d’accompagner des
activités pédagogiques parce qu’elles arboraient un voile islamique. Ne
pas faire la distinction entre les différentes situations où des
parents d’élèves sont en lien avec l’école est une erreur lourde de
conflits, déjà bien présents par endroits. Quand des parents ou d’autres personnes sont autorisés,
par les directions d’école, à participer à l’encadrement d’activités
d’éducation avec des élèves en situation d’apprentissage, ils
deviennent de facto des auxiliaires éducatifs au côté des enseignants
qu’ils accompagnent. Dissocier le professionnel de l’accompagnateur
occasionnel illustre une réelle méconnaissance de notre système
scolaire. Qu’il soit ou non rémunéré ne change rien. Cautionner la présence d’accompagnateurs se
discriminant eux-mêmes par le port de signes distinctifs indiquant un
choix politique et (ou) religieux, c’est oublier la valeur
d’exemplarité de l’adulte aux yeux de l’élève. Depuis plus d’un siècle, la République et son école
exigent des enseignants et des personnels éducatifs un devoir de
réserve et une stricte neutralité, de façon à protéger les enfants de
toute propagande et préserver une liberté de conscience naissante. Comment tolérer que l’école, espace social singulier,
institution fondamentale de la République, soit l’objet de pressions
politico-religieuses ? Lieu premier d’apprentissage du « vivre ensemble »,
l’école peut-elle cautionner le principe rétrograde du marquage du
corps féminin, objet supposé de convoitise devant être caché ? Comment concilier les valeurs qui permettent la
cohésion sociétale avec l’affichage ostensible de codes vestimentaires
qui clament, plus qu’un discours, le contraire de l’égalité
femmes-hommes, principe constitutionnel ? La Halde prétend trancher sur les croyances intimes et, de fait, banalise des rituels controversés. Il faut réaffirmer avec force que, dans notre
démocratie laïque, il n’existe pas de droits spécifiques en fonction
d’une appartenance ethnique ou religieuse. L’obéissance à des rites
religieux, imposés ou choisis, ne peut autoriser le non-respect des
lois et règles communes de la République. Confusion encore, la Halde semble ignorer les règles
régissant le service public d’éducation. Pour justifier sa délibération
en faveur des mères voilées comme parents accompagnateurs, elle cite
une jurisprudence concernant l’application du principe de laïcité en
milieu pénitentiaire. L’amalgame entre école et prison, entre écoliers
et adultes incarcérés est surprenante, et l’ignorance des règles
spécifiques concernant la laïcité dans les milieux fermés (prison,
militaires en mission, etc.), stupéfiante. Pourtant, la circulaire d’application de la loi de mars
2004 sur les signes religieux dans l’espace scolaire, publiée au
Bulletin officiel de l’éducation nationale (2004-084), est claire :
elle exclut explicitement toute manifestation d’appartenance religieuse
par « les agents contribuant au service public de l’éducation, quels
que soient leur fonction et leur statut ». Une brèche a été ouverte dans laquelle, demain,
d’autres formes d’obscurantisme pourront s’engouffrer. Cette prise de
position ne respecte pas les millions de parents, de toutes origines,
qui voient dans notre système scolaire l’outil essentiel d’élaboration
d’une pensée autonome en accord avec la démocratie et les droits de
l’homme. Pas plus qu’elle ne respecte les élèves en permettant
la diffusion d’une image des femmes contraire aux idéaux universels
d’égalité et de liberté. Rappelons que la Halde, instance mise en place
pour informer les personnes s’estimant discriminées sur le territoire
de la République, émet des recommandations et les rend publiques. Mais elle n’a ni autorité sur les citoyens ni agrément pour se substituer au pouvoir juridictionnel. Nous demandons au ministre de l’Education nationale
comme à l’ensemble des parlementaires, notamment ceux qui ont voté la
loi du 15 mars 2004, loi d’apaisement et de concorde, de veiller au
strict respect des principes de laïcité et de neutralité pour toute
personne participant à l’encadrement d’activités scolaires dans le
service public.
Les premières associations, dont la notre, ayant signé ce texte : Licra, Grand Orient de France, Ni putes ni soumises,
SOS Racisme, Comité Laïcité République, Confédération étudiante,
Coordination française pour le lobby européen des femmes (Clef),
Commission contre les extrémismes religieux, Migrations et cultures de
Turquie (Elele), Histoires de mémoire, Laïcité Ecologie Association,
Mouvement pour l’abolition de la prostitution, de la pornographie et de
toutes formes de violences sexuelles et discriminations sexistes
(Mapp), Regards de femmes, Syndicat de l’inspection de l’éducation
nationale (SIEN-Unsa éducation), Syndicat national des personnels de
direction (SNPDEN-Unsa éducation), Union des familles laïques (Ufal).
mercredi 9 janvier 2008
Non à la directive de la honte !

Appel aux parlementaires européens
Au mois de janvier 2008, un projet de directive sur la
rétention et l'expulsion des personnes étrangères sera soumis au
Parlement européen.
Depuis 1990, la politique européenne conduite par les
gouvernements en matière d'immigration et d'asile s'est traduite par
une réduction continue des garanties et des protections fondamentales
des personnes. L'Europe se transforme en une forteresse cadenassée et
met en oeuvre des moyens démesurés pour empêcher l'accès à son
territoire et expulser les sans-papiers.
Le projet de directive, s'il était adopté, constituerait une nouvelle régression.
En prévoyant une rétention pouvant atteindre 18 mois pour des
personnes dont le seul délit est de vouloir vivre en Europe, il porte
en lui une logique inhumaine : la généralisation d'une politique
d'enfermement des personnes étrangères qui pourrait ainsi devenir le
mode normal de gestion des populations migrantes.
En instaurant une interdiction pour 5 ans de revenir en Europe pour toutes les personnes renvoyées, ce projet de directive stigmatise les sans-papiers et les transforme en délinquants à exclure.
Le projet de directive qui sera présenté au Parlement est le
premier dans ce domaine qui fasse l'objet d'une procédure de
co-décision avec le Conseil des ministres. Le Parlement a donc enfin la
possibilité de mettre un terme à cette politique régressive qui va à
l'encontre des valeurs humanistes qui sont à la base du projet européen
et qui lui donnent sens.
Les parlementaires européens ont aujourd'hui une
responsabilité historique : réagir pour ne pas laisser retomber
l'Europe dans les heures sombres de la ségrégation entre nationaux et
indésirables par la systématisation des camps et de l'éloignement
forcé.
Nous appelons les parlementaires européens à prendre leurs responsabilités et à rejeter ce projet.
Sign the appeal / Signez l'appel
mardi 8 janvier 2008
Contre la rétention de sûreté
Refusons l’instauration d’un enfermement sans fin sur une simple présomption de dangerosité !
« Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité, tu ne mérites ni l’une ni l’autre ».
Thomas Jefferson
Le Parlement s'apprête à examiner un projet de loi visant à instaurer une «rétention de sûreté »
qui permettra, après l’exécution de la peine de prison, de prolonger -
sans limitation de durée, sans peine et sans infraction – l’enfermement
des personnes considérées comme d’une « particulière dangerosité ».
La
mise en place d’un tel dispositif, préparé à la hâte à la suite de
l’affaire Evrard, relève d’une philosophie de l’enfermement qui
s’inscrit dans la culture du « risque zéro » qui, sous prétexte de
lutter contre la récidive, impose, depuis plusieurs années, des législations de plus en plus répressives et attentatoires aux libertés publiques.
Il
ne s’agit plus simplement de durcir les sanctions ou de renforcer les
moyens de contrainte, mais de procéder à des enfermements préventifs,
sur la base d’une présomption d’infraction future et dans une logique d’élimination qui s’apparente à une mort sociale.
LIRE LA SUITE ET SIGNER L'APPEL
Lire aussi : Communiqué de presse du Syndicat de la Magistrature
Mobilisation contre le vote du projet de loi
relatif à la rétention de sûreté
mercredi 2 janvier 2008
Bonne année à tous !

A LIRE (si ça vous dit) :
Les Voeux du Charançon Libéré
Les Voeux des Posuto


