vendredi 30 novembre 2007
Communiqué de la LDH Toulouse
LDH Toulouse : La Préfecture de la Haute Garonne bafoue le secret professionnel des fonctionnaires et agents publics et le droit au respect de la vie privée et renforce l’organisation de la chasse aux étrangers
LIRE LE COMMUNIQUE DE LA LDH TOULOUSE DU 27 NOVEMBRE
mercredi 28 novembre 2007
Massacre du code du travail dans le silence général
Gérard Filoche inspecteur du travail.
vendredi 23 novembre 2007
Le code du travail va être réécrit en quelques heures à l’Assemblée nationale, le 27 novembre et le 4 décembre.
En 2005, une commission de cinq «rédacteurs» avait été mise en place et il était prévu de publier le nouveau code en mai-juin 2006 si la grande mobilisation victorieuse contre le CPE ne l’avait empêché. Au forcing, l’UMP a glissé dans la loi «sur le développement de l’actionnariat salarié», publiée le 30 décembre 2006, un «cavalier parlementaire», l’article 57, renouvelant les délais du 1er janvier au 30 septembre. Puis le ministre Gérard Larcher a annoncé qu’ils allaient le passer avant la présidentielle. Tous les syndicats ont protesté : «Ne faites pas de coup de force, pas à marche forcée !» Mais Larcher, Villepin, Chirac et Sarkozy l’ont imposé quand même, le 7 mars, en Conseil des ministres. On a donc pu, dans ce pays, en dépit de l’opposition totale des syndicats, changer le code du travail de fond en comble.
On est, depuis le 1er octobre, dans une zone de non-droit : quel code s’applique, l’ancien ou le nouveau ? La partie réglementaire serait prête le 1er janvier 2008, applicable le 1er mars 2008 au plus tard. La partie législative n’entrerait, semble-t-il, mais c’est contesté, en vigueur qu’à ce moment-là.
Sur le fond, ils n’ont rien simplifié, ils ont complexifié : «Plusieurs mois, voire plusieurs années seront sans doute nécessaires pour que ce nouveau code révèle tous ses secrets», a reconnu Christian Redé, l’un des cinq rédacteurs du «comité d’experts».
Il y avait 271 subdivisions, on en arrive à 1 890. Il y avait 1 891 articles de loi, il y en a 3 652 ! Ils ont déclassé près de 500 lois en décrets modifiables à l’avenir… sans repasser par le Parlement. Ils font s’écrouler toutes les jurisprudences, abrogent des articles clés, restructurent le fond théorique et pratique du code. Tout est modifié. Dans les questions d’hygiène, de santé, de sécurité, les obligations des employeurs sont devenues un élément avec «les obligations des travailleurs» faisant partager les risques et responsabilités avec les salariés – ce qui est un recul décisif d’un siècle !
Certaines catégories de salariés sont externalisées vers d’autres codes : salariés agricoles, assistants maternels, salariés du transport, des mines, de l’éducation, marins, dockers. Les contrats de travail sont de plus en plus précaires avec la permissivité à l’égard du marchandage du prêt de main-d’œuvre : intérim et CDD, salariés détachés, pigistes, indépendants, etc. Les moyens de contrôle de l’inspection du travail sont démantelés, ainsi que les obligations d’information de l’employeur (registres, affichage). On a une quasi-suppression du droit pénal du travail : plus de sanctions prévues en récidive pour les employeurs. Les prud’hommes sont quasi supprimés, le nombre de délégués baisse. La question de la durée du travail est renvoyée à la partie «salaires».
L’apprentissage a été chassé de la partie «contrat de travail» pour être renvoyé à la formation professionnelle. Le droit de grève a été introduit dans la partie «négociation collective» alors que c’est un droit constitutionnel non négociable. L’inspection du travail, indépendante des gouvernements en place du fait de la convention 81 de l’Organisation internationale du travail, a été renvoyée dans la partie «administration du travail».
Tous les professionnels – syndicalistes, inspecteurs du travail, juristes, avocats, magistrats – signent des pétitions, des appels contre ce massacre. Des recours devant le Conseil d’Etat ont été déposés contre cette étrange procédure, alors le gouvernement envisage de passer par l’Assemblée plus tôt que prévu : le 27 novembre en commission. Ce n’est pas un classique débat parlementaire, il s’agit de ratifier une ordonnance. On peut encore rétablir ce qui a été supprimé (nous avons fait le travail, avec quelques inspecteurs du travail, et proposons environ quatre cents modifications pour réintroduire le droit constant).
Le code du travail, c’est le droit le plus intime, le plus quotidien, pour seize millions de salariés du privé, mais aussi le droit le moins connu, le plus contesté, le plus fraudé. C’est la base de l’Etat de droit dans l’entreprise. C’est le seul droit qui protège – trop fragilement – et contribue à fixer le coût de la force de travail de 91 % de la population active.
C’est un droit évolutif, élaboré en cent trente ans, avec des hauts et des bas, minutieusement, sous l’impact des luttes sociales et politiques. Chaque ligne, chaque article, chaque alinéa représente de la sueur et des larmes, des souffrances et des grèves, des victoires et des échecs, produits de toute l’histoire des mouvements sociaux de notre pays. C’est un texte de notre droit qui ne devrait pas être réécrit. Ce qui est effrayant, c’est le silence général, déterminé, étouffant sur une telle affaire. Pas de une. Pas de débat. Pas d’explication. Motus et bouche cousue de tous. Il paraît que c’est «trop compliqué» pour «intéresser les gens» alors que la vie de seize millions de salariés en dépend et qu’ils savent, souvent instinctivement, ce qui va en résulter pour eux : des conditions de travail dégradées, une souffrance accrue, une protection moindre, des salaires bloqués et des droits syndicaux diminués.
source: liberation
mardi 27 novembre 2007
Pour sauver l'université, la recherche et les sciences humaines...les personnels de l'Université Panthéon-Sorbonne se mobilisent
L’assemblée générale des personnels de l’Université Paris 1, réunie à l’appel de l’ensemble des organisations syndicales ce mardi 27 novembre 2007, a décidé d’exprimer son opposition à la loi de réforme de l’université et d’appeler l’ensemble du monde universitaire mais aussi l’ensemble des citoyens français soucieux de préserver une université de qualité, ouverte, démocratique et autonome, à se mobiliser pour en défendre les principes :
- Démocratie de fonctionnement : contre la présidentialisation nous affirmons la supériorité du fonctionnement démocratique pour préserver la qualité pédagogique et scientifique de l’université ;
- Compétence scientifique collective : contre les recrutements biatoss et enseignants laissés au bon vouloir et aux appréciations personnelles d’un président et de ses conseillers, nous réaffirmons la supériorité du recrutement par les pairs dans le cadre des commissions de spécialistes ;
- Gratuité des enseignements : contre la tentation de substituer les diplômes d’université, dont les contenus et les modes de financement sont laissés au bon vouloir de chaque établissement, nous exigeons que les diplômes nationaux gratuits soient sauvegardés et que leur valeur soit préservée par rapport aux autres par des dispositifs de refinancements ;
- Redistribution interne des financements de la recherche : contre la subordination indirecte de l’université à travers des modes de financements par sponsoring, donations et agences de moyens nous exigeons la mise en place de structures démocratiques internes permettant d’organiser de manière pérenne les refinancements et péréquations entre disciplines, entre matières et entre types de recherches.
- Péréquation internuniversitaire des financements : contre le risque de voir progressivement les financements privés se concentrer sur certaines institutions à l’image prestigieuse ou commerciale nous appelons à mettre en place un système national de péréquation interuniversitaire pour la répartition des financements privés.
Pour atteindre ces objectifs et défendre ainsi la valeur d’un système universitaire de qualité, ouvert, démocratique et indépendant qui n’a rien d’autre à envier aux écoles privées ou élitistes que leurs financements privilégiés y compris de l’Etat, nous appelons à participer au débat organisé à Jussieu de 12 h à 14 h jeudi 29 novembre et nous appelons l’ensemble du monde universitaire et scientifique à se mobiliser :
1) à rejoindre les manifestations publiques organisées aujourd’hui et dans les prochains jours ;
2) à diffuser des tracts et à faire de l’information systématique sur les conséquences de cette loi au détriment de l’université ;
3) à organiser des ateliers de débats et de mobilisation ainsi que des journées banalisées pour favoriser l’élaboration de dispositifs d’une autre réforme de l’université ;
4) nous appelons l’ensemble des acteurs de l’université et notamment les syndicats enseignants à effectuer un débrayage jeudi 29 novembre 2007 et à déclencher un vaste mouvement de grève de tous les personnels le mardi 4 décembre 2007 ;
5) nous appelons tous les acteurs de l’université à se mobiliser pour obtenir que le gouvernement s’engage à suspendre la mise en oeuvre de cette loi.
Sorbonne, mardi 27 novembre 14 h. 15
dimanche 25 novembre 2007
Pacte contre Hulot
Cher Nicolas Hulot,
Vous souhaitez « toucher les consciences » de vos contemporains, aussi je m’adresse à vous, droit dans les yeux.
Cher Nicolas Hulot, je vous enjoins de vous retirer de l’écologie politique à laquelle vous avez fait plus de mal en un an que toutes les forces productivistes, droite et gauche confondues, depuis les années 1970, lorsque l’écologie est entrée en politique.
Bien sûr, vous êtes avant tout le produit des forces qui vous manipulent : E. Leclerc, L’Oréal, Bouygues, TF1 et plus largement les multinationales qui vous financent, mais aussi la droite néolibérale de Nicolas Sarkozy.
Ce n’est pas à votre personne que nous en voulons mais à l’offensive idéologique dont vous êtes le cheval de Troie le plus abouti. Vous incarnez de manière pratiquement parfaite la capacité du néolibéralisme à digérer sa contestation et à semer la confusion chez ceux qui lui résistent. Vous êtes d’autant plus efficace que vous en semblez totalement inconscient. L’idéologie dont vous êtes le vecteur conduit à dépolitiser l’enjeu écologique et la réflexion sur le productivisme. Elle amène à penser que la société de consommation ou le néolibéralisme sont compatibles avec la préservation de la planète.
Vous déclarez vouloir transformer la société de l’« intérieur » mais vous abusez vos contemporains. Vous leur parlez en fait de l’intérieur des sociétés multinationales qui vous financent et non de l’intérieur de la démocratie. Votre totale inconscience du jeu des rapports de force politiques vous conduit à rejeter dans une position extrémiste ceux qui s’engagent à faire reculer démocratiquement le danger que font peser les multinationales sur notre société, notre démocratie et notre environnement. Votre discours de consensus, en fait fusionnel, recouvre un véritable déni du politique en refusant un clivage entre le pouvoir et l’opposition pourtant consubstantiel de la démocratie.
Votre mission a été un succès au-delà des espérances de ses initiateurs : toute une partie de la gauche, la candidate des Verts à la présidentielle, le candidat des altermondialistes et même un hebdomadaire de gauche critique ont foncé tête baissée dans le piège, sidérés par votre puissance médiatique. Vous avez réussi à brouiller les cartes bien au-delà des écologistes et de la gauche en diffusant une vision consumériste du rapport à la nature grâce à de puissants relais médiatiques et économiques.
Bien sûr tout cela aurait été impossible si ces forces politiques n’étaient pas actuellement politiquement et intellectuellement en plein égarement.
Cher Nicolas Hulot, vous faites aujourd’hui alliance avec un gouvernement élu sur un slogan : « Travailler plus pour gagner plus » qui est un véritable cri de guerre du productivisme le plus aveugle. On aurait pu penser que même les plus naïfs allaient commencer à ouvrir les yeux. Rien n’est moins sûr.
Alors je vous le demande : pour la planète, mais surtout pour ses habitants, s’il vous plaît, retirez-vous au plus vite. Vous avez fait assez de tort, assez de mal.
signer le pacte:
mercredi 21 novembre 2007
"Cachez cette misère..."
Cette nuit, par - 2 degrés, 140 femmes ont dormi sur le trottoir de la rue de la Banque, à Paris, juste en face de la Bourse. Cela fait cinquante nuits qu'elles dorment là, sous des bâches. Comment ces femmes en sont-elles arrivées là ?
En regardant le journal télévisé, je me suis posé la question, et je suis allée les voir. J'ai été frappée que, avant même d'engager la discussion, la première chose qu'elles ont faite ait été de me montrer leurs papiers : chacune a intégré l'idée que sa parole n'a aucun poids. Que seules des preuves administratives ont une valeur.
Toutes portaient sur elles ces dossiers vitaux soigneusement compilés : passeports français, cartes et titres de séjour, fiches de paie - elles travaillent -, factures d'hôtel, récépissés du règlement de ces hôtels. Pourquoi dormez-vous dehors plutôt qu'à l'hôtel, leur ai-je demandé ? C'est alors qu'elles m'ont raconté leur sordide quotidien dans des chambres tenues par ce qu'on appelle des "marchands de sommeil".
Le récit de leurs conditions de vie était inimaginable. Guidée par Jean-Baptiste Eyraud, qui représente l'association Droit au logement (DAL), je suis allée voir ces lieux. Au coeur de Paris, j'ai visité un premier hôtel : 46 chambres, presque autant de familles. Un bouge qui n'a d'hôtel que le nom. On grimpe par des escaliers de bois pourri, les fils électriques affleurent, pendent, les rampes d'escalier sont rafistolées, des ascenseurs ont été volontairement condamnés, des issues de secours sont factices, réduites à leur signalétique... On comprend instantanément pourquoi, quand ces hôtels flambent, il y a peu de chances d'échapper à la mort. Vingt-cinq personnes, dont onze enfants, ont péri en avril 2005 dans l'incendie de l'hôtel Paris-Opéra.
Une chambre parmi les autres : 10 m2, où, à touche-touche, on trouve : un lit superposé, un petit matelas à deux places, un lit de bébé. S'y entassent pour vivre - faire les devoirs, manger et dormir - trois enfants de 3, 6 et 8 ans et leurs parents.
Cinquante centimètres entre le mur et le lit, à peine de quoi ouvrir la porte, pour accéder à un lavabo minable équipé d'une pomme de douche. Murs et sols recouverts de carrelage maculé. L'unique prise de courant tient par du Scotch. La fenêtre, minuscule, donne sur un mur qui ne laisse passer aucune lumière, et pas d'air. Comme il n'y a pas de placards, on a bricolé dans l'embrasure de la fenêtre des étagères de fortune, où s'entassent bagages, chaussures, nourriture...
Cette famille vit là depuis un an. Après une errance de six ans d'"hôtels" en "hôtels". Il faut imaginer l'enfer de leur quotidien : depuis sept ans ils sont privés de toute intimité. De lumière. D'air. D'hygiène. Les enfants tombent malades, enchaînent les maladies pulmonaires. Trois pneumopathies en six mois pour le petit garçon de 3 ans : des poumons de vieillard, nous dit le médecin qui nous accompagne en regardant ses radios. La chaîne déraille, la cellule familiale menace d'éclater. L'homme ne répond plus à sa femme, la femme à son enfant, l'enfant à l'école.
Toutes les autres chambres sont semblables ou pires. Il y règne souvent une entêtante odeur de souris morte. Vu l'exiguïté des lieux, il arrive qu'une famille soit contrainte de louer une chambre supplémentaire pour improviser un coin cuisine. Les prix varient : deux chambres (soit 19 m2), 3 100 euros par mois ; quatre chambres (soit 30 m2), 7 500 euros.
Ces établissements sont agréés par le ministère du tourisme et la direction générale de la consommation et de la répression des... fraudes ! Et ce sont les services sociaux eux-mêmes qui y aiguillent les familles, en leur donnant une liste de ces bouges, et qui conditionnent le versement des aides à la présentation d'une facture d'hôtel.
Car une grande partie de ces loyers est payée par les aides publiques (aide au logement, aide sociale à l'enfance), tandis que les familles y consacrent la quasi-totalité de leur salaire. A Paris, presque toutes leurs ressources y passent, puisqu'on ne leur laisse que 5 euros par personne et par jour. Ces familles ne mendient pas, les parents gagnent leur vie et paient leurs impôts. Ils sont intégrés dans la vie économique, industrielle, sociale, fiscale. Mais pas dans nos immeubles.
Il est révoltant de découvrir que l'argent public - c'est-à-dire celui de nos impôts - et les modestes salaires de ces familles servent à enrichir les Thénardier du monde moderne, à dégrader la dignité de ces travailleurs et de leurs enfants.
Est-il acceptable que les pouvoirs publics versent chaque année, sans scrupule, plus de 100 millions d'euros à des escrocs cyniques, et maintiennent pendant des années des familles dans des vies d'errance et d'humiliation ?
Et lorsque ces citoyens, collectivement, sortent de leurs ghettos pour réclamer une vie digne, le gouvernement envoie un déploiement spectaculaire de CRS et de gendarmes déloger ces personnes on ne peut plus vulnérables. La porte-voix du gouvernement, la ministre du logement, envoie les CRS en guise de réponse, et exige qu'ils lèvent le campement de la rue de la Banque et cessent d'exhiber cette souffrance dérangeante. "Cachez cette misère que nous ne saurions voir", ordonnent les Tartuffe d'aujourd'hui.
Quand les pouvoirs publics vont-ils se mettre autour de la table, sérieusement, pour trouver des solutions décentes ? Qu'attendent-ils pour considérer que le droit au logement est un droit fondamental, aussi précieux que l'éducation et la santé ?
Ce que j'ai vu m'a convaincue de m'engager jusqu'au bout dans ce combat, qui touche 3,2 millions de personnes mal ou non logées. Car des millions d'êtres survivent dans des foyers d'urgence, campent dans des caravanes, vivent dans des bidonvilles, dorment dans des voitures - parfois avec des bébés - ou sont à la rue.
Je salue le courage, l'engagement corps et âme de ces citoyens qui se battent pour ce droit. Au moment où je quittais la rue de la Banque hier soir, une femme me disait : "Je resterai sur ce trottoir, quitte à ce qu'il soit ma tombe."
Emmanuelle Béart, comédienne
Article paru dans l'édition du 20.11.07.
source: Le Monde.fr
Merci à Peuples.net
lundi 19 novembre 2007
Grèves solidaires : appel à signatures
SOURCE : Les Mots Sont Importants
Pour signer cet appel de soutien actif à la grève des cheminots, envoyez vos signatures à l’adresse suivante : solidarite-greve@club.fr
Les grèves de 1995, les mobilisations sociales de 2003, le « Non » de 2005 au Traité constitutionnel européen, le mouvement contre le CPE de 2006 ont contribué à freiner en France la contre-réforme libérale qui l’a emporté partout en Europe. Aujourd’hui, Sarkozy et son gouvernement veulent faire de la grève des cheminots et du mouvement dans les universités un test. S’ils parviennent à les briser, ils espèrent avoir les mains libres pour faire passer au pas de charge le train de réformes annoncé sur le droit du travail, sur le système de santé, sur la protection sociale.
Ils engagent pour cela une bataille d’opinion visant à diviser et opposer ceux qui se lèvent tôt à ceux qui sont supposés se prélasser sur le mol oreiller de l’assistanat, le secteur privé au secteur public, les méritants aux récalcitrants, les étudiants studieux aux insoumis. C’est pourquoi l’offensive gouvernementale commence par la remise en cause des régimes dits « spéciaux » présentés comme un privilège contraire à l’égalité, mais elle se poursuivra par l’augmentation pour toutes et tous de l’âge de la retraite, par la privatisation des services de santé et des assurances contre la maladie et la vieillesse, au détriment de la protection sociale par répartition.
SOUTIEN AUX GREVISTES
dimanche 18 novembre 2007
Sommes-nous encore en démocratie ???
Nous organisons la riposte face au déni de démocratie que représente la ratification, en plus sans débat, d'un Traité européen, faussement qualifié de "mini", à propos duquel tous les juristes s'accordent pour dire qu'il reprend dans son intégralité la Constitution massivement rejetée par référendum en 2005. Cher ami administrateur de ce site, n'hésitez d'ailleurs pas à parler de cette initiative à vos lecteurs et à aider à sa diffusion !
Nous avons mis au point un petit argumentaire pour mobiliser l'opinion, l'informer. Il est à diffuser MASSIVEMENT.
====> Le diaporama à diffuser est ICI : http://test.antemia.eu/html/16/File/referendum.pdf
Copiez-le sur votre ordi pour ensuite le diffuser par mail en pièce-jointe, ou diffusez directement le lien ci-dessus.
Participez ainsi à la "CHAINE du REFERENDUM" : chacun envoie à au moins 10 de ses connaissances ce diaporama (petit fichier pas lourd qui s'ouvre donc facilement). Tout peut aller très vite, on peut toucher beaucoup beaucoup de monde et changer la donne.
Plusieurs milliers d'internautes sont déjà dans la chaîne !
Mobilisons-nous contre la pire et la plus violente atteinte à la démocratie de la Vè République. Ne laissons pas tomber la souveraineté populaire, c'est trop grave !
Et ne comptons pas sur une presse servile pour faire naître le débat ou même seulement dire la vérité aux Français.
Diffusez ce panorama par mail et signez la pétition nationale pour un référendum en envoyant un mail à: pourunreferendum@yahoo.fr
mercredi 14 novembre 2007
Lettre ouverte au président de la République
Améliorer la réussite scolaire de tous les jeunes, il n’y a rien de plus urgent !
mercredi 26 septembre 2007 par Webmestre FSU
Signer la pétition - Voir les signataires
Vous semblez découvrir ce que nous n’avons cessé de dénoncer : après des années de progrès constants, de hausse du niveau de formation des jeunes, le système éducatif peine encore à remédier à l’échec scolaire de milliers de jeunes en difficulté.
Mais cette crise est d’autant plus urgente à traiter qu’elle s’inscrit dans une société qui voit grandir les inégalités sociales et territoriales. S’il y a des difficultés dans l’Ecole, elles renvoient aussi, tout le monde le sait, à des difficultés vécues au quotidien hors de l’école par des milliers d’enfants et de jeunes.
Non, tous les enfants n’ont pas les mêmes chances au départ, tous les jeunes n’ont pas les conditions de vie, de santé, d’équilibre qui leur permettent, sans accompagnement, d’accéder aux apprentissages, de se projeter dans l’avenir.
Aider efficacement les jeunes les plus en difficulté, former les enseignants pour cela, combattre les inégalités sociales et le danger que représenterait l’instauration d’une Ecole à deux vitesses, ouvrir un avenir positif pour tous les jeunes, rien de plus difficile, rien de plus compliqué sans doute, mais rien de plus indispensable pour les jeunes, pour nous, pour l’avenir du pays. C’est pourquoi l’Ecole doit réussir à se transformer. C’est ce défi là que doit relever le Service Public d’Education, parce qu’il est le seul à pouvoir le faire, pour tous, et pas seulement pour les plus favorisés ou les « méritants ».
C’est une question d’avenir, c’est un enjeu de démocratie.
« Egalité des chances » ou « ambition-réussite », ces grands mots, tout comme les polémiques stériles sur les méthodes d’enseignement, ne peuvent tenir lieu de politique de transformation démocratique de l’Ecole.
Au contraire, supprimer des milliers de postes, réduire l’offre d’enseignement pour tous, libéraliser la carte scolaire pour laisser se développer des ghettos scolaires, jouer la concurrence entre établissements, annoncer un collège éclaté, favoriser l’école privée, c’est menacer gravement le service public. Comment avancer avec une politique guidée par la seule réduction des coûts ?
Tristement historique, la suppression de 11 200 emplois dans l’Education nationale (et peut-être plus dans les années à venir), s’ajoutant aux milliers déjà subies, annonce encore plus de précarité, de difficultés, pour tous, personnels, familles, élèves.
C’est inacceptable.
L’école, les enfants et les jeunes méritent mieux.
L’avenir des enfants d’aujourd’hui, leur formation de citoyen et leur insertion professionnelle ne peuvent pas se réduire à un problème de « rentabilité » du système, encore moins s’organiser en sélections successives avant le collège, les lycées ou l’université.
Leur avenir se joue dès la maternelle, il se joue dans des classes moins chargées, il se joue dans un collège pour tous, il se joue dans la mise en oeuvre de pédagogies et d’organisations prenant en compte chacun, permettant l’accès de tous aux savoirs, à la culture. Il se joue certes avec des études dirigées, mais aussi et surtout avec une meilleure cohésion de la communauté éducative, des enseignants formés, des personnels pour accompagner, aider à tous les niveaux enfants et adolescents.
Nous voulons une politique éducative ambitieuse faisant avancer notre École publique en mettant au cœur la réussite de tous les jeunes. Nous voulons pour cela d’autres choix, un autre budget, une autre politique. Nous vous prions d’agréer, Monsieur le président de la République, l’expression de notre haute considération.
Cé, CRAP-Cahiers pédagogiques, FAEN, FCPE, FERC-CGT, FIDL, FSU, GFEN, ICEM-Pédagogie Freinet, Ligue de l’enseignement, SGEN-CFDT, UNEF, UNL, UNSA Education.
mardi 13 novembre 2007
4 RAISONS DE FAIRE GREVE LE 20 NOVEMBRE
« Le président de la République a défini dans un discours à Nantes le 19 septembre son projet pour la « la Fonction publique du XXI siècle »
NOUS VOULONS UN SERVICE PUBLIC RÉPONDANT MIEUX AUX BESOINS DE TOUTE LA POPULATION ➩ LE PREMIER MINISTRE RÉPOND MOINS DE SERVICES
Moins d’éducation, moins de santé, moins de services publics mais plus de privatisations (eau, collecte des déchets, Poste, énergie…) ils veulent comme le demande le Medef «sortir de 1945, et (de) défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! » (Denis Kessler). C’est aussi le système solidaire de protection sociale qui est attaqué.
L’abandon du concours d’entrée, l’instauration d’un « pécule de départ » vers le privé et le choix d’un statut « négocié de gré à gré » détruiraient définitivement le statut de la fonction publique qui a permis que se constitue en France une « fonction publique intègre, professionnelle et impartiale. » Rapport du conseil d’État de 2003.
Le dynamitage du statut, l’abandon des fondements du service public, l’égalité comme la continuité, représentent une véritable « contre-révolution culturelle » porteuse d’aggravation des inégalités sociales et territoriales.
NOUS EXIGEONS LE MAINTIEN DU POUVOIR D'ACHAT DE TOUS ET UNE REFONTE GLOBALE DE LA GRILLE INDICIAIRE ➩LE GOUVERNEMENT RÉPOND PAR DES MESURES CIBLÉES LES HEURES SUP ET LE MÉRITE
Les agents de la Fonction Publique ont perdu près de 7% de leur pouvoir d’achat depuis 2000. Il leur manque environ 50 jours de salaire. Les carrières sont de moins en moins attractives ; réduites à quasiment rien en début de grille.
« La mise à plat des modalités de rémunérations est, je le sais bien un grand chantier difficile. (…) Mais avant tout il faut parler des heures supplémentaires. » N. S.
Ils veulent troquer les suppressions de postes contre les heures sup. C’est un marché de dupes qui va dégrader les conditions de travail de tous au profit de quelques-uns.
« C’est dans cet esprit que je veux ouvrir le chantier de l’individualisation des rémunérations pour qu’il soit davantage tenu compte du mérite. » N. S.
Qui choisira les « méritants » ? Sur quelle base ? Et les autres ?
NOUS VOULONS LA QUALITÉ ET L'EFFICACITÉ DES SERVICES PUBLICS ET LA FIN DE LA PRÉCARITÉ ➩JE ME SUIS ENGAGÉ À NE PAS REMPLACER UN FONCTIONNAIRE SUR DEUX PARTANT À LA RETRAITE
Annonces sur les quatre années 2009 à 2012 : – 120 000 à – 150 000.
Il va falloir, en effet, « travailler plus » pour tous ceux qui resteront. Il faudra aussi réduire les missions de service public, les privatiser.
Travailler tous : Ces suppressions ont conduit au chômage, ou menacent une partie des agents non titulaires, qui représentent environ 15% des personnels.
LA FSU DÉFEND POUR TOUS LES SALARIÉS UN TAUX DE 75% À 60 ANS POUR 35 ANNUITÉS ET DEMI ➩ VERS LES 41 ANNUITÉS EN 2012 ?
Sans égard pour le processus inscrit dans la loi, le Premier ministre vient d’annoncer l’allongement de la durée de cotisation pour obtenir une retraite au taux maximum : 41 annuités en 2012, tout en avançant d’autres sujets : les avantages familiaux et conjugaux, la révision du dispositif des carrières longues et l’objectif du minimum de pension.
Le gouvernement continue de faire le choix de la baisse des pensions et entretient la défiance vis-à-vis des régimes par répartition. Sarkozy oppose « les petites retraites » et « les faibles pensions de réversion » aux « privilèges » des régimes spéciaux. Le défenseur du bouclier fiscal oublie que les réformes Balladur et Fillon sont des machines à fabriquer des petites pensions.
Débattons : face à l’accroissement de la population âgée, doit on procéder par l’accroissement du financement mutualisé et solidaire ou faire appel à l’épargne individuelle?
VOILÀ POURQUOI, LE 20 NOVEMBRE,NOUS SERONS EN GRÈVE

dimanche 11 novembre 2007
Au sujet des franchises médicales
Communiqué LDH du 9 novembre 2007
Non aux "franchises", oui à plus de franchise dans le respect des droits
Après
l'Assemblée nationale, le Sénat doit débattre ce lundi 12 novembre du projet de
loi comportant l'instauration de « franchises » dites
médicales.
La
Ligue des droits de l'Homme, attachée à défendre et promouvoir l'universalité et
l’indivisibilité de tous les droits, rappelle que les droits sociaux sont des
droits de l'Homme à part entière.
Pema avait déjà parlé ici des franchises médicales. C'était en septembre dernier. L'Assemblée Nationale a depuis examiné le texte une première fois. Le Sénat s'y colle demain. Ce qui signifie qu'il est toujours temps, pour ceux qui ne l'auraient pas encore fait, de signer la pétition en ligne contre les franchises médicales.
Pour les parisiens et les banlieusards, le Collectif national contre les franchises médicales (auquel s'associe la Ligue des Droits de l'Homme) appelle à un rassemblement devant le Sénat*, demain, lundi 12 novembre, à 18 heures.
* 15 rue de Vaugirard (dans le jardin du Luxembourg ; voir le plan sur Mapy)




