LES DIX SEPT MILLIONS... et les autres. Rencontres, Idées et Actions pour sauvegarder la Démocratie.

mercredi 2 novembre 2011

Manif nationale contre les violences faites aux femmes

arton325-d0124Contre les violences, au « pays des droits de l'Homme », où sont les droits des Femmes ?

La domination masculine imprègne l'ensemble des rapports sociaux entre les sexes. Elle distribue le pouvoir et les places de façon complètement inégalitaire entre les femmes et les hommes : au travail, dans la représentation politique, à la maison, dans le sport, les médias, les arts et la culture. Partout les femmes doivent se battre pour l'égalité.

Les affaires récentes impliquant des hommes politiques ont mis en évidence un déni profond des violences faites aux femmes. Les insultes sexistes, les propos méprisants ont fusé et occupé écrans et colonnes de journaux. A l'heure actuelle, la confusion est grande entre libertinage et violence sexuelle, entre drague et harcèlement sexuel, entre relation sexuelle et viol.

Ces affaires sont médiatisées uniquement en raison de la célébrité des hommes concernés.

Les violences envers les femmes sont quotidiennes et universelles sur l'ensemble de la planète. Elles sont l'expression des rapports de domination exercés par les hommes sur les femmes dans le système patriarcal.

Les violences, toutes les femmes connaissent : elles peuvent aller crescendo, de l'insulte au meurtre, en passant par le viol, du sexisme ordinaire au crime…

  • c'est la main aux fesses dans le métro et les sifflets méprisants dans la rue
  • c'est la fille obligée de s'habiller en jogging pour avoir la paix
  • c'est la femme menacée d'un mariage forcé
  • c'est la femme qui rentre à 2 heures du matin et regarde sans cesse derrière elle pour voir si personne ne la suit
  • ce sont les coups, injures, insultes, menaces, humiliations, viols par le conjoint
  • c'est la copine, au travail, harcelée constamment par son chef qui veut la faire « passer à la casserole »
  • c'est la lesbienne qui est violée pour lui apprendre ce qu'est « un homme, un vrai »
  • c'est la voisine qu'on entend crier et pour laquelle on hésite encore à appeler les flics
  • c'est la femme qui n'a jamais pu dire que son père l'a violée dans sa jeunesse etque cela a fichu sa vie en l'air
  • c'est la femme immigrée qui ne peut rien dire contre les violences de son mari quand son titre de séjour dépend de lui
  • c'est la femme violée dans un conflit armé qui réclame l'asile en France
  • c'est la mère de 3 enfants qui vit seule et est contrainte de se prostituer pour boucler les fins de mois
  • c'est la fille violée par plusieurs garçons, que ce soit dans une cave, un salon ou lors d'un bizutage
  • c'est la femme qui meurt sous les coups d'un conjoint ou d'un ex conjoint…

Nous féministes individuelles, associations féministes, syndicats et partis politiques, tenons à réaffirmer que la lutte contre les violences faites aux femmes est une lutte première pour atteindre l'égalité réelle entre les femmes et les hommes, et que nous continuerons à la mener envers et contre tout. Nous réaffirmons que les violences sexuelles ne sont pas du domaine du privé, du domaine de la drague et de la séduction. Elles sont du domaine public car elles tombent sous le coup de la loi.

Nos revendications

Pour lutter contre les violences, pour signifier l'interdit, il faut des lois à la fois ambitieuses et pleinement mises en oeuvre. Il faut donc avoir la ferme volonté politique de voter des lois efficaces et de les appliquer en se fixant comme tout premier objectif d'informer, de sensibiliser, de convaincre. Ce n'est pas le cas de la énième loi contre les violences votée, grâce à nos mobilisations, en juillet 2010.

Malgré des avancées, elle est en effet incomplète parce que de nombreuses revendications ont été laissées de côté lors des débats législatifs. En outre, les premières remontées sur son application semblent pour le moins « contrastées »… CA SUFFIT !

Parce que les violences ne doivent pas être une fatalité pour les femmes, nous exigeons, comme en Espagne, une loi cadre contre les violences faites aux femmes.

Tout de suite nous exigeons :

des campagnes d'information et de sensibilisation pérennes auprès de tous les publics et la mise en place d'une véritable éducation non sexiste à tous les niveaux de l'éducation nationale

  • une formation spécifique et obligatoire en matière de prévention et de prise en charge des violences faites aux femmes pour tou-te-s les professionnel-le-s concerné-e-s
  • la possibilité que toutes les femmes en danger de violences soient protégées, de par la loi, et non seulement celles victimes de violences conjugales ou menacées de mariage forcé.
  • le changement dans le code pénal et le code du travail de la définition du harcèlement sexuel. Le harcèlement sexuel c'est, comme le dit l'Union Européenne, un « comportement non désiré à connotation sexuelle »
  • la délivrance ou le renouvellement dans les plus brefs délais du titre de séjour pour les femmes étrangères victimes de violences conjugales.
  • le statut de réfugié pour toute femme demandant l'asile parce victime de violences sexistes, sexuelles ou lesbophobes
  • l'abrogation du délit de racolage et la mise en œuvre d'une politique de pénalisation du client de la prostitution.
  • une réelle politique de logements prioritaires pour les femmes en danger.
  • la mise en place d'un Observatoire national des violences qui étudie, impulse, évalue les politiques menées

Nous exigeons aussi que des moyens soient dégagés pour permettre un contrôle de l'application des lois sur les violences faites aux femmes. Nous exigeons qu'une commission de contrôle multipartite soit mise en place où siègeraient les pouvoirs publics, des parlementaires et des associations de défense des droits des femmes.

Enfin nous exigeons que les associations féministes conservent les missions de service public auprès des victimes qui leur sont conférées, ce qui implique non seulement le maintien des moyens financiers qui leur étaient accordés mais aussi leur augmentation. Il est hors de question que l'État se désengage ! Si des missions de service public sont transférées aux collectivités territoriales, le budget doit suivre !

Manifestation nationale

Rendez-vous samedi 5 novembre à 14h30

place de la Bastille à Paris

Signataires :

Collectif national pour les Droits des Femmes, Actit, Alternative Libertaire, Apel-Egalité, Association Groupe Cadre de Vie, Association pour les Droits des Femmes du 20è, Attac, CADAC, , Centre LGBT Paris Ile de France, Les Chiennes de garde, Collectif féministe Handicap, Sexualité, Dignité, Collectif féministe contre le Viol, Collectif Féministe « Ruptures » et Réseau Féministe « Ruptures », Collectif féminin masculin de Vitry, Collectif mixité CGT des Bouches du Rhône, Collectif région parisienne pour les Droits des Femmes, Comité de vigilance et de suivi pour l'application de la loi du 9 juillet 2010, Coordination lesbienne de France,FASTI, Elu-e-s contre les Violences faites aux Femmes, Europe Ecologie Les Verts, « Femmes libres » Radio Libertaire, Fédération nationale Solidarité femmes, Femmes solidaires, FIT, une femme, un toit, FSU, Gauche unitaire, Initiative Féministe Européenne France, Lesbiennes of Color, Ligue des Droits de l'Homme, Ligue des Femmes Iraniennes pour la Démocratie, Maison des Femmes de Montreuil, Marche mondiale des Femmes, MJCF, NPA, Osez le féminisme, Parti Communiste Français, Parti de Gauche, Planning Familial, RAJFIRE, SOS sexisme, Stop Précarité, UNEF, Union syndicale Solidaires.

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lundi 6 juin 2011

Marche de Nuit Féministe et Non-Mixte

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samedi 21 mai 2011

Marche des Salopes, le 22 mai à 14 heures

arton29597_f3639Parce qu’on en a assez que le patriarcat blanc hétéro-sexiste et sa morale bien intentionnée vienne mettre son nez dans nos placards,

Parce qu’on refuse une quelconque justification aux agressions physiques et morales,

Parce qu’une jupe ne veut pas dire oui, que l’on devrait avoir le droit de s’habiller comme nous le souhaitons sans être stigmatiséEs ni subir le comportement sexuellement agressif de certains (interpellations, sifflets, etc.)

Parce que PERSONNE NE MERITE D’ETRE VIOLéE

Parce qu’il y en a assez de ces flics, de la morale ou de l’Etat qui nous disent de ne pas nous habiller comme des catins si on ne veut pas d’ennui. Ils se placent ainsi dans une logique de sanction de toute initiative de réappropriation de notre corps, qui passe également par le choix de nos vêtements.

Car nous n’avons rien à perdre et encore tout à gagner, nous décidons d’occuper la rue en ce jour, de descendre de nos trottoirs pour battre le pavé au son de nos milliers de talons.

Cette marche c’est notre marche, et nous la baptisons « Marche des Salopes ». A l’exemple de la « Slut Pride » qui s’est tenue à Toronto en réaction aux déclarations d’un policier : pour assurer leur propre sécurité, les femmes devraient éviter de « s’habiller comme des salopes » (et non pas d’apprendre l’autodéfense). Cette déclaration n’est que le sommet de l’iceberg.

L’espace public semble appartenir de plus en plus à un communautarisme qui s’ignore : celui des hommes blancs hétérosexuels. De l’injonction à ne pas porter le hijab ou le niqab (2004, 2011) à celui de ne pas porter une jupe trop courte, de l’invention du « racolage passif » (sic, 2003) aux contrôles d’identité au faciès, de la mise en danger de l’IVG à la psychiatrisation des personnes trans, des passages à tabac de pédés aux viols correctifs de lesbiennes, il s’agit bien de rendre une chose certaine : la rue n’est pas à nous, nos corps ne sont pas à nous. Et d’une autre chose : ces violences sont bien de notre fait.

En stigmatisant ainsi les supposées Salopes, l’hétéro-patriarcat bien-pensant ne fait que donner une justification aux viols et aux agressions, se plaçant ainsi du côté des agresseurs. Ce genre de propos sexiste et essentialisant, n’est pas seulement insultant pour les femmes, il l’est aussi pour les hommes : ainsi sont-ils tous considérés comme des violeurs en puissance, incapables de réfréner leurs instincts face une prétendue stimulation lubrique de type minijupe, minishort, porte-jarretelles, décolleté, etc.

Enjoignant les femmes, afin de les « protéger », à se conformer à un pseudo modèle vertueux d’un autre âge : « La-Femme », hétérosexuelle, blanche, avec une jupe ni trop longue ni trop courte, libérée mais pas trop, qui peut « concilier vie de travail et vie de famille » (c’est-à-dire continuer à effectuer sans sourciller 80% des tâches ménagères), les autorités ne font que ravaler la femme au rang d’objet sexuel, puisque selon leur logique, une femme habillée « comme une salope » ne le fait que pour attirer l’attention des hommes, et n’a donc pas à se plaindre si ceux-ci répondent à ses « sollicitations passives ».

NON, C’EST NON ! Un viol n’est jamais ni consenti, ni provoqué, ni jamais de la faute de la victime !

Dans un contexte de retour à l’ordre moral, de stigmatisation et de persécution des travailleurSEs du sexe, de tentative de récupération raciste et bourgeoise du féminisme au nom de la protection paternaliste de « La-Femme », nous refusons d’être des victimes, de nous faire voler la parole et de nous laisser faire plus longtemps.

Il ne s’agit pas d’imposer par cette marche « la salope » comme modèle unique et universel de libération des femmes, mais de revendiquer une manière possible de vivre son corps et de se l’approprier sans devoir subir la pression patriarcale, que ce soit par le viol ou les lois répressives. Nous revendiquons nos atours de filles de joie, notre propension à montrer nos genoux, nos bas résilles et nos oripeaux polissons, sans avoir à subir de violences sexuelles, car la révolution se fait aussi en talons !

Que vous vous identifiez en tant que salope ou que vous soyez simplement un-e allié-e, peu importe votre sexualité ou votre âge. Venez marcher, rouler, défiler, vous pavaner et crier avec nous : Dimanche 22 mai 14h départ de Bastille

SOURCE : HNS Info

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lundi 31 janvier 2011

Un siècle de fichage des Nomades aux Roms

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lundi 24 janvier 2011

Pour le retour en France de Tran et d'Ousmane

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Ousmane, sénégalais, a été expulsé de France en décembre 2009 alors que sa compagne française, Alima, était enceinte de 8 mois. Ousmane a demandé la délivrance d’un visa pour revenir vivre en France auprès de sa famille. Le 15 juillet 2010, la demande de visa a été rejetée par le consul de France. Motif : Ousmane et Alima ne disposent pas de ressources suffisantes ! Les couples en situation précaire n’auraient-il pas droit au respect de leur vie familiale ? Les recours engagés par Oumsane contre le refus de visa sont sans réponse à ce jour. L’enfant du couple va bientôt avoir un an et n’a jamais pu voir son père…

Tran, vietnamien, et Aurélia, française, se sont rencontrés au Vietnam en 2008. Aurélia tombe enceinte et accouche en France au mois de décembre 2009. En avril 2010, elle rejoint Tran accompagnée de leur enfant. Mais ce dernier tombe malade et Aurélia est obligée de revenir en France. Tran dépose alors une demande de visa pour rejoindre sa compagne et son enfant. Cette demande est cependant rejetée par le consul de France en septembre 2010. Motif : Tran ne participerait à l’entretien et à l’éducation de l’enfant qui vit avec sa mère en France ! Mais comment pourrait-il le faire puisqu’il est bloqué au Vietnam ? Les recours engagés par Tran contre refus de visa sont à ce jour sans réponse… et Aurélia doit élever seule leur enfant.

Nous, signataires de la pétition, nous associons aux Amoureux au ban public pour exiger la délivrance d’un visa en faveur d’Ousmane et de Tran afin de leur permettre de vivre auprès de leur compagne et de leur enfant français en France.

signer

 

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lundi 17 janvier 2011

Réouverture du CIVG de l'Hôpital Tenon (Paris 20ème)

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« Le Planning Familial se réjouit de la décision de réouverture du CIVG de l’hôpital Tenon, preuve que la mobilisation collective et la pugnacité pour la défense du bien commun et des droits l’emportent face aux mesures strictement budgétaires. Pour autant, la défense de l’accès à l’avortement partout en France dans de bonnes conditions pour toutes les femmes reste d’actualité. En effet pour un centre ouvert, combien ferment ou fermeront encore ? Le Planning Familial reste donc mobilisé pour que cette victoire qui n’est ni plus ni moins qu’un pas vers l’application de la loi, ne se limite pas à la décision de réouverture d’un lieu mais qu’elle soit bien le premier acte de la défense de tous les CIVG en France fermés ou menacés de l’être. C’est pourquoi, il engage avec l’ANCIC et la CADAC une action juridique sous la forme d’un recours gracieux auprès du Premier Ministre. Les associations organisent dans ce cadre une conférence de presse ce lundi 17 janvier à 12 heures dans les locaux du Planning Familial. »

SOURCE : Site du Mouvement Français pour le Planning Familial

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jeudi 13 janvier 2011

MANIF CONTRE LOPPSI 2

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Pour plus de renseignements :
http://www.antiloppsi2.net/

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samedi 1 janvier 2011

Bien commencer l'année

Même les plus indécrottables optimistes conviendront qu'il n'y a aucune raison objective d'espérer que 2011 ne ressemble pas à 2010. M'enfin, c'est pas pour autant qu'il faut rater l'occasion de commencer l'année par une poilade.


Christine Delphy _ le partage des tâches
envoyé par adrien_fournier. - Plus de vidéos fun.


MEILLEURS VŒUX À TOU-TE-S !

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vendredi 3 décembre 2010

Manifestation annuelle du mouvement des chômeurs

appel_manif_contre_la_precarite_4_dec_2010

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