vendredi 6 novembre 2009
Douce France
Olivier Le Cour Grandmaison (dir.), Douce France : rafles, rétentions, expulsions, éd. Seuil / RESF, octobre 2009, 19 €
Ce livre (dont on peut lire l'introduction et la table des matière sur le site de la LDH Toulon) sera présenté aujourd'hui au cours d'une rencontre-débat organisée à la librairie coopérative E.D.M.P. (8 impasse Crozatier, Paris 12ème) à 19 heures.
RESUME
(disponible sur le site
« Nous connaissons les existences et les espoirs ruinés de ceux qui sont raflés placés en centre de rétention, puis forcés d’embarquer dans des avions ou des navires à destination de leur pays d’origine. Telle est la situation qui nous porte à écrire, telle est la raison d’être de ce livre : témoigner, penser, résister, autant que faire se peut. »
Élaboré avec le Réseau Éducation Sans Frontières (RESF), Douce France est un livre engagé, rédigé par des spécialistes. De façon méthodique et pluridisciplinaire, il explore la politique migratoire menée par la France. Approches historiques, sociologiques, psychanalytiques et juridiques se complètent ici pour dresser le tableau inquiétant d’une politique indigne.
Publié sous la direction d’Olivier Le Cour Grandmaison maître de conférences en philosophie et sciences politiques à l’Université d’Évry-Val-d’Essonne, il rassemble des contributions de : Marc Bernardot professeur de sociologie, Alain BrossatArmando Cote psychanalyste, Jérôme Valluy maître de conférences, Nicolas Ferran permanent de la Cimade, Serge Slama maître de conférences, Serge Portelli magistrat, Seloua Luste Boulbina chercheuse associée, Claire Rodier chargée d’étude au Groupe d’information et de soutien des immigrés (GISTI) ainsi qu’une vingtaine de témoignages de sans-papiers. »
Olivier Le Cour Grandmaison présentera également son livre à la librairie Résistances (4 Villa Compoint, Paris 17ème), le samedi 14 novembre, à 17h30.
jeudi 5 novembre 2009
L'Appel Des Appels : Pour une insurrection des consciences
L'appel des appels : Pour une insurrection des consciences (éditions Mille et Une Nuits) est actuellement en librairie.
La quatrième de couverture est téléchargeable à cette adresse :
http://www.appeldesappels.org/spip.php?article147
mercredi 4 novembre 2009
Walter - Retour en Résistance, de Gilles Perret
Walter - Retour en Résistance, de Gilles Perret, est enfin sorti en salles. Les Parisiens peuvent dès aujourd'hui se rendre à l'Espace Saint-Michel. Pour les autres, tous les lieux et horaires de projection sont disponibles sur le site : Walter Retour en Résistance.
Bande annonce Walter retour en résistance
envoyé par lavaka. - L'info video en direct.
dimanche 1 novembre 2009
Manuel de l'escorteur
« IV. - CADRE RELATIONNEL
4.1. Relations avec l'étranger escorté
Le respect de la dignité de l'étranger reconduit est un impératif absolu pour les fonctionnaires d'escorte.
Il s'agit de créer et maintenir des conditions psychologiques favorables à l'acceptation de la mesure d'éloignement et à un départ sans difficulté de l'étranger reconduit.
Dans ce cadre, le sentiment d'échec ou de détresse qui l'anime le plus souvent doit toujours être pris en considération afin de prévenir d'éventuels comportements désespérés : oppositions violentes, crises d'hystérie, tentatives d'auto-mutilation...
L'intérêt porté à la personne de l'éloigné peut "désamorcer" certaines tensions patentes. Le soin et l'habileté à mener ces échanges peuvent faciliter la montée dans l'avion du reconduit.
Ainsi, la personne éloignée sera reçue, d'une façon individuelle, par le superviseur ou, le cas échéant, par le chef d'escorte.
Au cours de cet entretien personnalisé avec le reconduit, le fonctionnaire lui précisera les différentes étapes de la mission en lui rappelant l'inéluctabilité de la mesure d'éloignement.
Le ton courtois mais ferme doit favoriser l'adhésion de l'étranger. Les fonctionnaires d'escorte doivent s'efforcer de maintenir la relation de confiance établie avec le reconduit lors de cet entretien. »
Extrait du Manuel de l'escorteur
lundi 13 juillet 2009
Saïd Bouziri par lui-même
Saïd Bouziri par lui-même
envoyé par Agence_Im-media. - L'info internationale vidéo.
dimanche 5 juillet 2009
No Border Calais, par Julie Rebouillat

© Julie Rebouillat
Cliquez sur l'image pour accéder au reportage photo
"No Border Calais, manif du 27 : balade sous haute surveillance",
sur le site CONTRE-FAITS
lundi 22 juin 2009
Vérité et Justice pour Monsieur Ali Ziri
Le mardi 9 juin, vers 20h30, trois policiers d'Argenteuil, dont une femme, ont arrêté un conducteur d'un véhicule, Arezki K., un Algérien de 61 ans, près du croisement des boulevards Jeanne-d'Arc et Léon-Feix. Ce conducteur était accompagné d'un autre Algérien, Ali Ziri*, 69 ans, assis sur le siège avant du véhicule. Selon le témoignage de ce conducteur, les trois policiers lui ont d'abord demandé de sortir du véhicule au même titre que le passager, Ali Ziri. Suivent alors des menaces de les emmener au poste, puis des insultes « pas toujours très républicaines» et enfin des menottes et des coups. Voyant son ami, Arezki K., traîné par terre, Ali Ziri tente de calmer les policiers, en leur adressant cette phrase: « Laissez-le tranquille, vous n'avez pas le droit de le frapper. Je dépose plainte contre vous ». C'est alors que les policiers se saisissent de lui et le menottent à son tour. Les deux Algériens sont alors malmenés et mis avec violence à l'intérieur du véhicule policier. C'est dans ce véhicule que le drame, ayant entraîné la mort du retraité Ali Ziri, s'est apparemment produit, alors que les deux hommes sont transportés à l'hôpital d'Argenteuil.
Mis en garde-à-vue, pendant 24 heures, Arezki K., n'apprendra le décès de son ami que le jeudi 11 juin par des policiers du commissariat d'Argenteuil. Le conducteur affirme avoir fait l'objet d'un tabassage continu, au même titre que son ami Ali Ziri, alors qu'ils étaient tous les deux menottés. Le médecin traitant d'Arezki K. ainsi que celui de l'hôpital lui ont d'ailleurs prescrit un arrêt de travail de huit jours. Les proches et les amis du défunt, qui se sont rendus à l'hôpital d'Argenteuil, ont tous constaté que plusieurs coups étaient visibles sur le corps de la victime.
Un collectif réunissant des proches du défunt, des associations, des partis politiques et des citoyens d'Argenteuil, s'est mis en place. Les membres de ce collectif dénommé « Vérité et justice pour M. Ali Ziri» condamnent avec force la violence «raciste» utilisée par des policiers d'Argenteuil à l'encontre d'une personne « âgée ». Ils demandent à ce que toute la lumière soit faite pour élucider les circonstances exactes qui ont conduit à la mort de cet Algérien. Une plainte a été introduite.
Mercredi 24 juin à 18 heures
Marche pacifique, pour réclamer la vérité et la justice
Le cortège partira du foyer Sonacotra Les Remparts, 4, rue Karl Marx,
près de la gare du centre d'Argenteuil, pour se rendre sur le lieu de la
mort de M. Ziri, au croisement des rues Jeanne d'Arc et du boulevard
Léon-Feix et se terminer au commissariat d'Argenteuil.
* Qui est Ali Ziri ?
Ali Ziri est né en 1940 à Ouled Rached, un village dans la wilaya de Bouira, en Algérie, dont une très forte communauté vit depuis plusieurs décennies à Argenteuil. Arrivé en France à l'âge de 19 ans, il a travaillé près de 40 ans dans une même société basée à Paris 17ème et a vécu près de 50 ans à Argenteuil, sans avoir eu aucun problème avec la police. En retraite depuis quelques années, il passait son temps à faire des allers-retours entre la France et l'Algérie où résidait sa famille composée de deux filles et deux garçons. Connu pour sa gentillesse et sa disponibilité à aider les autres, les gens du foyer et les jeunes des quartiers le surnommaient affectueusement « Ammi Ali », c'est-à-dire « Oncle ou Tonton Ali ». Il s'apprêtait à retourner dans son pays le lundi 15 juin à 14 heures pour assister au mariage de son fils aîné Rachid.
jeudi 18 juin 2009
MANIFESTATION A PARIS - DIMANCHE 21 JUIN - 15H - LES HALLES

Le pouvoir panique. Il se débat, gesticule ; sans hasard, il frappe aveuglément : -Tarnac, Villiers-le-bel, les séquestrateurs de Caterpillar ou les coupeurs d’edf. Les facs bloquées, les profs obstinés, les « casseurs » de continental, les « terroristes » de l’ultra-gauche, les cheminots « preneurs d’otage », tellement d’ « exemples ». Le lynchage médiatique, la police, les gardes-à-vue, les inculpations, les procès, les amendes, la prison. Ce n’est pas seulement une réponse à tous ceux qui s’organisent pour survivre et contre-attaquer, c’est aussi un symptome : -il n’y a plus que le recourt permanent à la police qui puisse retenir le pathétique effondrement de cette société. Le gouvernement craint les cagoules, parce qu’il sait que la révolte n’a plus de visage. Parce que les bandes sont devenues la forme la plus élémentaire de solidarité, il met tout en oeuvre pour les atomiser. Mais ces attaques insistantes pourraient aussi bien devenir une formidable opportunité. Alors qu’ils rêvent de nous voir seuls, isolés et désarmés, il est temps, enfin, de nous retrouver.
RENDEZ-VOUS LE 21 JUIN, à 15h MANIFESTATION PARIS - RER LES HALLES - Fontaine des innocents
vendredi 12 juin 2009
Camp No Border à Calais du 23 au 29 juin

[CLIQUER SUR L'IMAGE POUR ACCEDER AU SITE 1000 BABORDS]
Du 23 au 29 juin à Calais se tiendra un camp pour la liberté de circulation pour tous et toutes et la fin des frontières et des contrôles migratoires.
Le camp No Border de Calais est un projet mené par des militantEs françaisEs et belges, et des groupes de soutien français en coopération avec le réseau No Borders britannique. Il vise à mettre en lumière la situation à Calais et dans le nord de la France, construire des liens avec les communautés de migrantEs, contribuer à développer les liens entre les groupes qui les soutiennent, et enfin défier les autorités sur le terrain pour protester contre la répression croissante contre les migrantEs et les militantEs de la région.
Le camp revendique la liberté de circulation pour tous et toutes, la fin des frontières et des contrôles migratoires. Nous appelons à un mouvement radical contre les systèmes de contrôle qui nous divisent entre citoyenNEs et non-citoyenNes, entre avec et sans papiers.
jeudi 11 juin 2009
La CAF encore épinglée par la Halde
[Article de Fabien sur le blog Ménilmontant, mais oui Madame]
« La Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde) a rappelé à l'ordre, en avril, la Caisse d’allocations familiales du Val-d’Oise (CAF 95) pour discrimination envers des locataires de foyers. En 2008, déjà, la Halde avait reproché à la Caf le refus de verser des prestations à certains parents d’enfants étrangers. MM. Hortefeux et Besson, respectivement ministres du Travail et de la Famille et de l’Immigration, doivent rendre des comptes d’ici début juillet à la Halde sur les agissements de la Caf du Val-d’Oise…
La Halde avait été saisie le 26
juin 2008 par le président du comité des résidents d’un foyer Adoma (ex-Sonacotra) situé à Argenteuil, au sujet des contrôles effectués par la caisse sur les
allocataires bénéficiaires d’aides au logement. Dans une délibération du 6 avril 2009, l’autorité administrative relève que « Le
versement de l'Allocation personnalisée au logement (APL) a été suspendu pour
ceux non présents le jour du contrôle ou ayant refusé de présenter leur
passeport aux agents de la CAF ».
La Halde a estimé que CAF du Val-d'Oise avait procédé à des contrôles « discriminatoires » en exigeant les passeports de travailleurs, car, pour percevoir l’aide au logement, il suffit de résider dans le logement durant au moins huit mois par an, sans condition de nationalité.
La Halde, qui rappelle que « le caractère discriminatoire fondé sur la nationalité est prohibé », « recommande à la CAF du Val-d'Oise de procéder à des méthodes de contrôles plus respectueuses des droits fondamentaux et du principe de non-discrimination et à la CNAF de rappeler les règles de droit applicables à l'ensemble des caisses placées sous son autorité ».
La Halde a estimé illégales les « décisions de suspension » des aides, et a transmis ses diverses observations à la Caf mise en cause, à la caisse nationale, et aux ministères concernés (ceux occupés par MM. Hortefeux et Besson), en demandant « à être informé des suites données à ses recommandations dans un délai de trois mois ».
Pour appuyer sa décision, la Halde s’est notamment basée sur cette directive européenne de 2003 relative au statut des ressortissants de pays tiers résidents de longue durée. Cette directive a été publiée au JO de l’Union le 23 janvier 2004, et le site de la Halde indique qu’elle est transposable dans les états membres depuis le 23 janvier 2006. La convention 118 de l’OIT, relative a l’égalité de traitement en matière de sécurité sociale, a aussi été mise en avant, puisque la France a ratifié cette convention en 1974 et que les caisses d’allocations familiales sont une des composantes de la sécurité sociale. »




